23.07.2017 à 17:55

Hockey sur glaceLe yoga me rend plus zen

Je pratique cet art depuis dix ans et je ne pourrais plus m’en passer.

Keystone

Je suis à Majorque, où je profite de mon unique semaine de vacances de l’année. Je peux vous l’assurer: après les émotions de la saison, les voyages et les déménagements, ce break en famille fait vraiment du bien. On se vide la tête, on prend du bon temps, on se repose: c’est le pied!

La vie de hockeyeur professionnel est une vie fantastique. Mais elle ne se limite pas seulement à ce que le public a l’habitude de voir, les entraînements sur la glace et les matches. En été, on bosse. Comme c’est plus sympa et plus motivant de suer à plusieurs, je m’entraîne avec Roman Josi et Yannick Weber, les deux défenseurs bernois des Prédateurs de Nashville. Avec Pittsburgh, je les avais battus en finale de la Coupe Stanley, mais nous n’avons jamais abordé ce thème entre nous. Ils savent que je suis content d’avoir gagné, je sais qu’ils sont tristes d’avoir perdu: il n’est pas nécessaire de mettre des mots sur ces sentiments. Nous avons d’autres priorités puisque nous recourons aux services d’un entraîneur privé, qui ne nous ménage pas.

Le matin, quatre fois par semaine, c’est deux heures et demie en salle de force pour entretenir le corps. Les muscles brûlent. Mais je sais pourquoi je le fais: je récolterai le bénéfice de ces séances sur la patinoire.

«Oui, j’adore Montréal…»

L’après-midi, une fois par semaine, c’est séance de yoga. Je pratique cet art depuis dix ans, et aujourd’hui je ne pourrais plus m’en passer. Le yoga n’est pas seulement bon pour le corps: il l’est aussi et surtout pour l’esprit. Grâce aux postures, au stretching et aux exercices de respiration, il me rend plus calme, plus zen. C’est un vrai et bon moment de plaisir qui est devenu indispensable à mon équilibre. Dès la semaine prochaine, cela sera le retour sur la glace, trois ou quatre fois par semaine, tout en conservant le rituel obligatoire de la salle de musculation.

Et, vers le 10 septembre, il sera l’heure de retourner en Amérique du Nord et d’entamer le camp d’entraînement.

Pour moi, c’est un peu particulier car je ne sais pas encore où je vais atterrir. Le marché des joueurs autonomes, dont je fais partie, s’est ouvert le 1er juillet et je n’ai pas encore signé avec une nouvelle équipe. Mais je ne me fais aucun souci: à 39 ans, il est normal de devoir patienter et j’ai la ferme conviction de pouvoir signer tout prochainement un nouveau contrat.

À ce stade, je ne peux pas trop en dire. Mais sachez que mon agent a noué plusieurs contacts. Et qu’il ne me serait pas déplaisant de clore le livre NHL là où je l’avais ouvert. Oui, j’adore Montréal…

Cette chronique est assurée en alternance par Thabo Sefolosha, Kariem Hussein, Fanny Smith, Mark Streit et Yann Sommer.

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