Athlétisme: Lea Sprunger dénonce la malhonnêteté de la championne du 400 m
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AthlétismeLea Sprunger dénonce la malhonnêteté de la championne du 400 m

Une vidéo de Salwa Eid Naser, qui a manqué plusieurs contrôles anti-dopage, a fait bondir Lea Sprunger sur les réseaux sociaux.

par
Cyrill Pasche
Salwa Eid Naser estimait qu'il n'était pas bien grave de manquer des contrôles anti-dopage. Elle vient d'être suspendue provisoirement et une enquête est en cours.

Salwa Eid Naser estimait qu'il n'était pas bien grave de manquer des contrôles anti-dopage. Elle vient d'être suspendue provisoirement et une enquête est en cours.

Dans un live Instagram, l’athlète du Bahreïn Salwa Eid Naser (22 ans) a notamment affirmé qu’il «était normal de manquer trois contrôles anti-dopage. Je n’ai jamais triché et je ne tricherai jamais».

La championne du monde du 400 m, qui a fait faux bond aux contrôleurs à trois reprises en 2019 avant de réaliser la troisième meilleure performance de l’histoire et la plus rapide en 34 ans lors des Mondiaux à Doha en novembre dernier, a toutefois «oublié» d’évoquer un quatrième contrôle manqué en janvier 2020.

«C’est clairement de la triche»

Ces déclarations surprenantes sont restées en travers de la gorge de Lea Sprunger, qui n’a pas manqué de réagir immédiatement sur les réseaux sociaux. «Depuis quand est-ce normal de manquer trois contrôles? Désolé, mais ce n’est pas le message que nous voulons entendre», a twitté la championne d’Europe 2018 sur 400 m haies.

Jointe par téléphone dimanche à Papendal aux Pays-Bas où elle s’entraîne sous les ordres de son coach Laurent Meuwly, l’athlète de 30 ans était toujours abasourdie par les propos tenus par Salwa Eid Naser. «Ce qui me désole, c’est le message qu’elle transmet alors qu’elle est censée être une icône de la discipline. C’est clairement de la triche, son message est triste et malhonnête. Rien de ce qu’elle prétend être normal ne l’est: il n’est pas si compliqué de rester en règle et d’enregistrer ses localisations.»

«Elle ne restera pas impunie»

Pour la Nyonnaise de 30 ans, qui disputera l’an prochain ses derniers JO à Tokyo avant de raccrocher les pointes, il est important que les autres athlètes ne tolèrent pas ce genre de comportement et réagissent immédiatement. C’est ce qu’elle a fait en faisant part de son mécontentement sur les réseaux sociaux.

«Elle ne restera pas impunie car il s’agit d’une faute grave, estime Lea Sprunger. Elle a évoqué trois contrôles manqués alors qu’il y en a en réalité quatre. Il n’y a aucune circonstance atténuante et son discours ne fait qu’aggraver son cas.»

L’athlète du Bahreïn a toutefois été rattrapée par la patrouille d'éthique: la championne du monde vient d'être suspendue provisoirement et une enquête disciplinaire est en cours. Elle risque une suspension de plus de deux ans.

Cyrill Pasche

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