L’eau du robinet sent le plastique au Landeron

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Le Landeron (NE)L’eau du robinet sent le plastique

Aucune pollution bactériologique n’a été décelée, mais il vaut mieux bouillir l’eau du réseau dans la commune neuchâteloise du bord du lac de Bienne.

par
Vincent Donzé
Mieux vaut bouillir l’eau du robinet au Landeron (NE).

Mieux vaut bouillir l’eau du robinet au Landeron (NE).

lematin.ch/Vincent Donzé

«Il convient toujours de ne pas consommer l’eau par mesure de précaution», indiquait dimanche dernier le Conseil communal du Landeron (NE). Cette décision découlait d’un constat simple: «L’eau a une mauvaise odeur», indiquaient les autorités. Une odeur de plastique.

Le lendemain, le Conseil communal pouvait révéler le résultat des analyses confiées à un laboratoire par l’entreprise mandataire pour la gestion du réseau d’eau potable: «Aucun problème bactériologique n’a été constaté sur le réseau d’eau potable».

L’alerte a été donnée samedi dernier vers 18 h 30 par une personne habitant le quartier de la gare, laquelle a signalé une forte odeur dans l’eau.

Du chlore

Normalement, du chlore et une irradiation aux UV éliminent les bactéries. «À aucun moment la qualité de l’eau n’a été source de danger pour la santé de la population», ont rassuré les autorités.

Des rinçages du réseau sont en cours. Le conseil donné lundi, c’est de bouillir l’eau «si certaines odeurs sont persistantes» ou «si l’eau n’est pas totalement claire».

Réaction chimique

Il y a deux ans, l’eau présentait déjà une odeur et un goût de moisi, tout en restant potable. Les soupçons s’étaient portés sur une réaction chimique provoquée par des traitements agricoles.

Le Landeron dispose d’une source presque tarie en été, mais la commune est aussi alimentée par des sources seelandaises situées au sud du lac de Bienne. La situation sera améliorée dès cet été avec la pose d’une conduite connectée à un réservoir rempli au-dessus de Neuchâtel par la source de l’Areuse, entre autres.

Dix jours

Pendant dix jours, jusqu’à mardi dernier, la consommation d’eau a été réduite en pleine sécheresse dans trois localités bordant le lac de Bienne: à La Neuveville, Gléresse et Douanne-Daucher. Mais là, c’est la construction d’une station de pompage à Gléresse qui était à l’origine des restrictions demandées, les activités de la station d’à côté ayant été stoppées.

«Pour des questions d’acheminement, on a dû limiter la consommation d’eau pour que tous les réservoirs et toutes les pompes puissent continuer à fonctionner de manière normale, sans surconsommation», a expliqué au «Journal du Jura» un porte-parole du syndicat des eaux intercommunal. Les restrictions ont été levées après que les analyses de la qualité se sont révélées conformes aux normes cantonales bernoises.

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