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EpilogueLegrix blanchi!

Après le TF, c'est l'ancien président du Tribunal fédéral Claude Rouiller en personne qui estime que les sanctions prises à La Chaux-de-Fonds à l'encontre de l'UDC Jean-Charles Legrix étaient un peu lourdes!

par
Vincent Donzé

Jean-Charles Legrix peu avant la publication du rapport qui lui est favorable.

Le conseiller communal Jean-Charles Legrix était tout sourire, ce matin, en arrivant à la tour Espacité de La Chaux-de-Fonds. Privé de dicastère pendant cinq mois tout en conservant son salaire, l'élu UDC est satisfait de la rocade ordonnée par les autorités pour protéger des employés qui se sentaient brimés: la police à la place de la voirie.

Mais il y a ce matin un sujet de satisfaction plus grand encore: Jean-Charles Legrix assiste à la publication d'un rapport de 104 pages le concernant, rédigé par l'ancien juge fédéral Claude Rouiller à la demande des autorités locales. Ces «investigations supplémentaires» qui ont pris dix mois, coûté un saladier, et qui lui sont entièrement favorables.

Le comportement pour le moins autoritaire de Jean-Charles Legrix a-t-il porté atteinte à ses subordonné(e)s? La réponse est non, au sens de la loi, à une exception de moindre gravité. Il n'y a eu ni discrimination, ni mobbing, ni harcèlement sexuel, tout au plus un manquement «à certains devoirs» face à une employée qui mérite selon l'expert une indemnité pour tort moral n'excédant pas un mois de salaire.

Sa «gestuelle d'impatience» traduisait un «agacement croissant» face à une employée fragilisée qu'il aurait mieux valu encadrer ou déplacer, plutôt que l'appeler «la petite» et de lui dire «Vous aviez vos règles ou quoi l'autre jour?».

Claude Rouiller évoque un «management peu approprié»: ses comportements ont pu ici ou là «engendrer un malaise». Soi dit en passant, l'UDC n'a pas été retenu par son parti pour la succession d'Yvan Perrin au Conseil d'Etat.

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