Syrie - L’EI mène son attaque la plus importante depuis sa défaite en 2019
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SyrieL’EI mène son attaque la plus importante depuis sa défaite en 2019

Des combattants du groupe État islamique ont pris d’assaut une prison à Hassaké. L’attaque a fait plusieurs morts et des détenus jihadistes se sont échappés.

Des combats intenses opposent vendredi dans le nord-est de la Syrie les forces kurdes à des combattants du groupe État islamique (EI). Ceux-ci ont lancé une attaque meurtrière contre une prison, d’où se sont évadés des détenus jihadistes. L’assaut a été lancé dans la nuit de jeudi à vendredi contre la grande prison de Ghwayran située à Hassaké, a affirmé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Des milliers de jihadistes présumés de l’EI sont détenus dans ce centre.

Dix-huit membres des forces de sécurité kurdes et au moins 16 combattants de l’EI ont été tués lors de cette attaque. Des combats étaient toujours en cours vendredi après-midi à l’intérieur et à proximité du centre de détention. «Un nombre de prisonniers a réussi à s’enfuir», a ajouté l’OSDH, sans préciser leur nombre. L’ONG estime qu’il s’agit de l’attaque la plus importante depuis que l’EI a été vaincu en 2019 en Syrie.

L’opération de l’EI a semé le chaos à Hasaké, provoquant des coupures d’électricité et forçant certaines personnes à fuir le quartier.

Les combattants de l’EI se sont retranchés dans des maisons à proximité de la prison, utilisant parfois les résidents comme boucliers humains. De leur côté, les forces kurdes se battaient pour reprendre le contrôle total du quartier et pourchassaient les prisonniers en liberté. Les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par des combattants kurdes, ont indiqué avoir arrêté 89 prisonniers qui avaient tenté de s’enfuir à la suite de l’attaque.

Des militants de l’EI stationnés dans un quartier proche de la prison «tirent à feu nourri pour tenter de redonner espoir aux détenus à l’intérieur de la prison», ajoute le communiqué du FDS.

«Menace existentielle»

La coalition internationale, dirigée par Washington et formée pour combattre l’EI, a confirmé l’attaque et a ajouté que les FDS avaient subi des pertes, sans préciser le nombre de victimes. L’EI «reste une menace existentielle en Syrie et ne peut être autorisé à se régénérer», a déclaré la coalition dans un communiqué après l’attaque de jeudi.

Selon les autorités kurdes, qui contrôlent de vastes pans du nord de la Syrie, quelque 12’000 jihadistes de plus de 50 nationalités sont détenus dans les prisons sous leur contrôle. En première ligne dans le combat contre l’EI, les FDS, soutenues par la coalition internationale, ont vaincu en 2019 le groupe jihadiste en Syrie en le chassant de son dernier fief de Baghouz dans la province de Deir Ezzor (est). Malgré sa défaite, l’EI mène des attaques meurtrières, notamment dans le vaste désert syrien.

(AFP)

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