Football: Leipzig prêt à «en remettre une couche»

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FootballLeipzig prêt à «en remettre une couche»

Avant le choc au sommet contre le Bayern Munich, Ralf Rangnick, directeur sportif du néo-promu, ne cache pas que son équipe aimerait réaliser un truc. Interview d'un homme heureux.

Ralf Rangnick, ici en costume sombre au milieu de ses joueurs, rêve de faire tomber ce soir le «rekordmeister» bavarois.

Ralf Rangnick, ici en costume sombre au milieu de ses joueurs, rêve de faire tomber ce soir le «rekordmeister» bavarois.

Keystone

Ralf Rangnick, Leipzig peut-il créer la sensation et prendre ce soir la tête de la Bundesliga en dominant le Bayern?

Pour nous, c'est un match de bonus. Un match où nous sommes les outsiders. Mais c'est un rôle qui nous va bien. Nous voulons rester sur la lancée de notre bon match contre Hertha (ndlr: victoire 2-0) et pourquoi pas en remettre une petite couche!

Compte-tenu de votre riche expérience, que faut-il faire pour aller gagner à Munich?

Une équipe exclusivement sur la défensive contre le Bayern n'a en général aucune chance. Notre style est fait de courses, d'agressivité, nous ne lâchons rien. Et nous voulons jouer notre propre jeu sur la pelouse de Munich. Mais nous n'avons encore jamais joué contre une équipe avec des individualités d'une aussi grande qualité.

Contrairement au Bayern, vous n'avez pas une obligation de victoire...

C'est vrai, c'est comme ça que je vois les choses. Si nous gagnons, ce sera une assez grosse surprise. Pour le Bayern, tout autre résultat qu'une victoire serait une déception.

Etes-vous surpris de faire jeu égal avec le Bayern après seulement une demi-saison en première division?

Tout le monde en Allemagne, et nous aussi à Leipzig, a été surpris de ce fantastique parcours en matches aller. Personne ne pouvait s'attendre à ce que nous ayons 36 points après 15 matches. De ce point de vue-là, nous sommes les égaux du Bayern. Mais pour tous les autres paramètres, nous sommes encore à des années-lumière d'eux".

Avez-vous commencé à rêver du titre?

Chez nous, personne ne rêve. Nous nous concentrons sur le prochain entraînement, ou sur le prochain match. Personne ne regarde plus loin que ça chez nous.

La situation est-elle comparable à celle d'Hoffenheim, lorsque vous aviez failli être champion d'automne avec un promu en 2008-2009 avant de finir 8e?

Je suis obligé d'y penser, parce qu'on me pose constamment cette question. Mais d'abord, c'était il y a huit ans, et ensuite, je ne crois pas que l'on puisse comparer les équipes, ni la nôtre avec Hoffenheim, ni celle du Bayern de l'époque avec celle du Bayern d'aujourd'hui. Si l'histoire d'Hoffenheim doit nous apprendre quelque chose, c'est qu'un titre de champion d'automne ne veut absolument rien dire.

(AFP)

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