23.07.2020 à 01:44

SantéL’émir du Koweït aux États-Unis pour un traitement médical

Le cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah, arrivé au pouvoir en 2006, est hospitalisé depuis samedi et une partie de ses pouvoirs ont été transférés «temporairement» au prince héritier.

L’émir du Koweït (archive).

L’émir du Koweït (archive).

AFP

L’émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah, 91 ans, est parti pour les États-Unis pour «continuer son traitement médical» après une «opération réussie» dans son pays, a annoncé jeudi son cabinet.

Le chef de l’État de ce riche pays pétrolier du Golfe, arrivé au pouvoir en 2006, est hospitalisé depuis samedi et une partie de ses pouvoirs ont été transférés «temporairement» au prince héritier, cheikh Nawaf Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah.

L’émir «a quitté le pays aujourd’hui à l’aube pour se rendre aux États-Unis afin de compléter son traitement médical», a indiqué son cabinet, cité par l’agence de presse officielle Kuna. Plus tôt, son entourage avait annoncé que «sur avis de son équipe médicale et pour suivre son traitement après l’opération chirurgicale réussie», l’émir allait partir pour les États-Unis.

Allié des USA et de Ryad

Considéré comme l’architecte de la politique étrangère du Koweït moderne, cheikh Sabah avait déjà subi des examens médicaux aux États-Unis en septembre 2019. Il avait subi l’ablation de l’appendice en 2002 et s’était fait poser un stimulateur cardiaque en février 2000. En 2007, il avait subi une opération des voies urinaires aux États-Unis.

Considéré comme une voie conciliante dans un Golfe secoué de troubles politiques, cheikh Sabah est un grand allié des États-Unis et de l’Arabie saoudite tout en entretenant de bonnes relations avec le rival de ces derniers, l’Iran. Il a par ailleurs tenté une médiation dans le différend opposant depuis 2017 le Qatar à l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Égypte.

Son hospitalisation a précédé celle lundi du roi Salmane d’Arabie saoudite, 84 ans, souffrant d’une inflammation de la vésicule biliaire.

Oman, autre voisin de l’Arabie saoudite, a perdu en janvier son dirigeant, le sultan Qabous, décédé à 79 ans après 50 ans de règne. Ces trois pays font partie du Conseil de coopération du Golfe (CCG) également formé de Bahreïn, du Qatar et des Émirats arabes unis. Cet ensemble régional est en crise en raison du différend qui oppose l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Bahreïn au Qatar, accusé notamment de soutenir des islamistes radicaux, ce qu’il dément.

(AFP/NXP)

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