16.08.2020 à 00:04

Explosion à BeyrouthL’enquête prendra du temps, selon le président libanais

Michel Aoun refuse toujours une enquête internationale sur l’explosion du 4 août dans le port de Beyrouth, qui a fait 177 morts et 6500 blessés.

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Le Premier ministre Moustapha Adib a annoncé ne pouvoir former un nouveau gouvernement. Le précédent avait démissionné après l'explosion meurtrière qui avait secoué Beyrouth, le 4 août. (Samedi 26 septembre 2020)

Le Premier ministre Moustapha Adib a annoncé ne pouvoir former un nouveau gouvernement. Le précédent avait démissionné après l'explosion meurtrière qui avait secoué Beyrouth, le 4 août. (Samedi 26 septembre 2020)

Keystone
L’armée libanaise a annoncé samedi avoir recensé 85'744 «unités» endommagées, dont des maisons, des hôpitaux et des écoles, après l'explosion au port. (Samedi 19 septembre 2020)

L’armée libanaise a annoncé samedi avoir recensé 85'744 «unités» endommagées, dont des maisons, des hôpitaux et des écoles, après l'explosion au port. (Samedi 19 septembre 2020)

AFP
Des secouristes fouillent les débris d'un immeuble effondré après avoir reçu des signaux qu'un survivant pourrait se trouver sous les décombres. (Samedi 5 septembre 2020)

Des secouristes fouillent les débris d'un immeuble effondré après avoir reçu des signaux qu'un survivant pourrait se trouver sous les décombres. (Samedi 5 septembre 2020)

KEYSTONE

L’enquête sur l’explosion meurtrière du port de Beyrouth prendra du temps, a averti le président libanais Michel Aoun dans un entretien diffusé samedi par la chaîne française BFMTV. Il a ajouté qu’aucune hypothèse n’était écartée pour expliquer l’explosion.

«Il n’y a pas de retard dans l’enquête, mais nous avons besoin de temps pour connaître la vérité car elle est complexe», a indiqué Michel Aoun, à la tête d’un pouvoir conspué par une partie de l’opinion publique libanaise.

Des membres du FBI américain doivent arriver ce week-end à Beyrouth pour prendre part à l’enquête à l’invitation des Libanais, tout comme la France apporte un soutien logistique avec des moyens d’enquête et a dépêché des équipes de police et de recherche. Le numéro trois de la diplomatie américaine David Hale a plaidé samedi pour une enquête «transparente, complète et crédible» sur l’explosion.

Aucune hypothèse écartée

Michel Aoun a ajouté qu’aucune hypothèse n’était écartée pour expliquer l’explosion. Le 7 août, il avait été le premier responsable libanais à ne pas écarter la thèse d’une «action extérieure, avec un missile ou une bombe». Le chef de l’État avait assuré avoir personnellement demandé à son homologue français Emmanuel Macron «des images aériennes» pour déterminer «s'il y avait des avions dans l’espace (aérien) ou des missiles» au moment de l’explosion. «Si ces images ne sont pas disponibles chez les Français, on demandera à d’autres pays», avait-il assuré.

Michel Aoun, à droite, lors de l’accueil du président français Emmanuel Macron à Beyrouth, le 6 août.

Michel Aoun, à droite, lors de l’accueil du président français Emmanuel Macron à Beyrouth, le 6 août.

KEYSTONE

L’explosion du 4 août dans le port de Beyrouth a fait 177 morts et plus de 6500 blessés. Le drame a pour origine une explosion dans un entrepôt où étaient stockées selon les autorités 2750 tonnes de nitrate d’ammonium depuis six ans, «sans mesures de précaution» de l’aveu même du Premier ministre démissionnaire Hassan Diab.

Toute la République était au courant de la présence au beau milieu de la capitale d’une telle quantité de produits chimiques et de ses dangers, selon certains responsables et des sources sécuritaires. Emmanuel Macron a réclamé une enquête internationale «transparente» mais Michel Aoun s’est déjà prononcé contre cette option.

(ATS/NXP)

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