Football: Léo Lacroix: «C’est un grand sentiment de fierté de décrocher un titre»

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FootballLéo Lacroix: «C’est un grand sentiment de fierté de décrocher un titre»

Le défenseur a remporté le titre de champion d’Australie avec son club de Western United FC, qu’il avait rejoint en septembre 2021. Quelques heures après le match, il s’est confié sur les émotions que procure ce sacre.

par
Ruben Steiger
Léo Lacroix porte le trophée de champion d’Australie après la finale remportée par Western United FC.

Léo Lacroix porte le trophée de champion d’Australie après la finale remportée par Western United FC.

IMAGO/Icon SMI

Samedi à Melbourne, Léo Lacroix est devenu champion d’Australie avec son équipe de Western United FC. Ce titre, le premier de l’histoire du club, a été acquis au terme d’une finale remportée face au rival Melbourne City (2-0). Avant le début des play-off, le défenseur vaudois s’était fixé l’objectif d’être sacré champion et d’écrire l’histoire de son club. Quelques heures après la rencontre décisive, la fierté est grande pour l’ancien joueur du FC Sion.

Comment vous vous sentez le lendemain du titre et des festivités qui ont suivi?

Je suis très heureux! Western United a été créé il y a seulement trois ans et c’est magnifique pour l’histoire du club de pouvoir lui offrir un premier titre à son palmarès. C’était mon objectif personnel et je suis très content d’avoir pu le réaliser. En ce qui concerne les festivités qui ont suivi la rencontre, on a eu un dîner avec le club et la présentation de la coupe auprès de nos supporters. Ces deux moments étaient très plaisants à vivre.

Sur les réseaux sociaux, on a vu plusieurs vidéos de vous avec les supporters. Quel rôle ont-ils joué pendant cette finale et comment s’est déroulée la communion avec eux après le match?

Franchement c’était magnifique! Pendant la saison, on a des supporters, mais ils ne viennent pas forcément de Melbourne et donc ils ne peuvent pas être là pour toutes les rencontres. Ce n’est pas facile parce qu’à Melbourne, il y a un club historique avec Victory et il y a City qui est géré par le City Football Group (ndlr: Société qui gère plusieurs clubs, notamment Manchester City). Dans le pays, il y a plusieurs clubs avec une longue histoire comme Adélaïde ou Brisbane. Puisqu’on est un nouveau club, on a besoin de ce genre de titres pour agrandir notre base de supporters. Mais ce que j’ai vu samedi, c’était incroyable, le kop derrière le but a mis une belle ambiance durant tout le match et il a été important dans notre chemin vers la victoire. Sur les réseaux sociaux, j’ai lu plusieurs fois que Western United n’avait pas de supporters, mais peu importe combien ils sont, l’essentiel est qu’ils soient là pour nous supporter.

C’était le premier titre de l’histoire de votre club, est-ce que ça vous apporte une fierté supplémentaire?

Oui clairement! Il y a deux ans, quand le rival de Melbourne Victory avait voulu me faire venir, je n’étais pas motivé du tout. Ensuite quand Western United est venu vers moi, je vais être honnête, je ne connaissais pas du tout le club, mais je me suis renseigné et j’ai discuté avec le capitaine (ndlr: Alessandro Diamanti, 17 sélections avec l’Italie) qui m’a motivé à venir. Quand je suis arrivé ici, j’ai dit que je voulais qu’on écrive l’histoire et qu’on allait tout faire pour décrocher le titre. C’est formidable de faire partie de l’équipe qui offre le premier titre à un club. Ça me rappelle un peu la situation de 2015 avec le FC Sion lorsqu’on avait remporté la 13e Coupe de Suisse qui était d’une grande symbolique avec les 13 étoiles du drapeau valaisan. C’est un grand sentiment de fierté de décrocher un titre après avoir effectué un travail acharné sur toute la saison. Mon seul petit regret, c’est que j’aurais souhaité qu’on remporte la saison régulière.

Justement, c’est le deuxième titre de votre carrière après la Coupe de Suisse 2015 avec Sion, est-ce que les émotions vécues en Australie sont les mêmes?

Non, elles sont différentes. Avec Sion c’était le premier titre de ma carrière et c’était la Coupe, on sait tout ce qu’elle représente pour le club. Ici, c’est différent car c’est le premier titre de l’histoire d’un club et je suis extrêmement content pour le propriétaire du club et pour toutes les personnes qui y travaillent. De l’extérieur, on pourrait penser qu’au vu de la jeunesse de notre club, il n’est pas bien organisé, mais ce n’est pas le cas. Ce sacre est mérité car Western United n’était pas forcément respecté en Australie, mais c’est en train de changer grâce à notre saison ponctuée du titre de champion.

Vous avez gagné le titre au terme des play-off, comment vous avez vécu cette nouveauté?

Forcément, pour moi c’était une première de jouer sous un tel format. Lors de la dernière semaine de championnat, j’étais déçu parce qu’on jouait les rencontres décisives et malheureusement on n’a pas réussi à remporter le championnat régulier. Mentalement, il a fallu switcher pour se remettre en mode gagnant. Avant la finale, on a joué contre les deux équipes qu’on n’avait pas réussi à battre pendant la saison. En quart de finale, on s’est imposé contre Wellington 1-0 et on a senti que quelque chose s’était créé dans le groupe. Ensuite en demi-finale contre Melbourne Victory, même après la défaite 1-0 au match aller, on était convaincu qu’on allait se qualifier au vu de la qualité de notre jeu et de notre domination et finalement on a gagné le match retour 4-1. La joie d’amener le club en finale pour la première fois était formidable. Pour la finale, on s’est bien préparé pendant la semaine et on a fait le travail en s’imposant 2-0 contre Melbourne City, qui avait gagné la saison régulière.

Qu’avez-vous pensé du format play-off qui verra le jour en Suisse lors de la saison 2023-2024?

En ce qui concerne les play-off, c’est vraiment différent du format auquel j’étais habitué. En Europe, tu travailles toute l’année pour finir champion ou te qualifier pour les Coupes d’Europe alors qu’ici, l’objectif des clubs est de finir dans les six premiers pour se qualifier pour les play-off et ensuite pour la finale en match unique. Avec l’arrivée d’un format similaire en Suisse, tout le monde devra s’habituer. Sincèrement, je ne sais pas trop comment ça va fonctionner. Je pense que la première saison va être difficile, parce que c’est toujours compliqué de changer les habitudes des gens.

Maintenant que vous avez fait le titre, savez-vous de quoi sera fait votre avenir?

Pour l’instant, je profite du moment présent en Australie. Ma fille est encore à l’école et dès qu’elle sera en vacances, on en profitera pour visiter le pays en famille. Il reste encore du temps avant de penser à la saison prochaine.

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