Football: Léo Seydoux: «C’est le début de quelque chose»
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FootballLéo Seydoux: «C’est le début de quelque chose»

Le très généreux latéral droit prêté par Young Boys à NE Xamax revient sur la victoire des siens à Lucerne (1-2) et ce but tellement important de Marcis Oss tombé dans les dernières secondes.

par
Florian Vaney, Lucerne
Léo Seydoux au milieu des Lucernois.

Léo Seydoux au milieu des Lucernois.

KEYSTONE

Léo, franchement, on n’y croyait plus…

Je peux vous dire que c’était frustrant pour nous. On s’est créé tellement d’occasions! À la fin, il y a ce but, cette victoire. C’est largement mérité.

C’était une réponse à vos deux sorties décevantes contre Thoune et Sion?

Je ne mettrais pas les deux matches dans la même catégorie. Thoune, c’était Thoune. On est passés à côté. Contre Sion, on a bloqué derrière et obtenu un point. C’est très différent. Maintenant oui, on a montré une toute autre ambition que lors de nos derniers matches. C’est bien.

La jauge d’espoir, elle se situe à quel niveau actuellement?

Bon, je viens de voir les résultats de Thoune (ndlr: victoire 2-1 contre Saint-Gall) et de Sion (1-1 face à Lugano). On ne peut pas dire qu’ils nous rendent service. Ça veut dire qu’il faudra aller chercher quelque chose contre Young Boys et Saint-Gall avant la fin de la saison.

Vous en êtes capables?

L’année dernière, je me trouvais dans le camp adverse, à Young Boys. Neuchâtel nous avait fait tomber 1-0 à la Maladière. Ce n’était pas très drôle pour moi à l’époque, mais ça signifie qu’on peut le refaire, j’en suis sûr.

Ce but de Marcis Oss à la 92e…

C’est le début de quelque chose! Ce genre d’épisode avait toujours tourné en notre défaveur cette saison. Cette fois, on a poussé et on en a été récompensés. On en avait besoin.

Sur le banc, votre entraîneur, Stéphane Henchoz, ne vous lâche pas d’une semelle. C’est comment d’avoir un coach aussi démonstratif et direct depuis le terrain?

On en a besoin. Ça aide à faire ce mètre supplémentaire quand on est fatigués. Sur le terrain, on ne peut compter que sur nous onze. Il n’y a personne d’autre pour faire les efforts à notre place. Alors les ordres du coach, ça nous pousse à ne pas lâcher. Mais on ne le prend pas mal, vraiment. Il n’y a que de positif à en tirer.

La saison dernière, vous étiez encore un joueur de 1re ligue…

Oui. Enfin, je m’entraînais avec la première équipe d’YB et j’ai eu l’occasion de jouer trois matches, mais c’est vrai. Le contexte est très différent entre les deux clubs, mais ça fait du bien de sortir un peu du cocon de la capitale, où tout est beau, tout est rose. Ici, il faut plus se battre, on ne gagne pas tous nos matches comme c’était le cas pour moi la saison dernière, mais ça a ses avantages.

On a le sentiment que vous progressez à toute vitesse.

J’ai eu la chance de disputer 31 des 32 matches depuis le début du championnat. Si on m’avait dit ça il y a un an… Quoi qu’il en soit, c’est exactement ce que j’étais venu chercher à Xamax. Je suis vraiment content avec ma situation actuelle. La suite? Je n’en sais encore rien. Est-ce que mon prêt sera prolongé? Est-ce que je vais retourner à Young Boys? Aucune idée… Mais il reste encore au moins quatre matches cette saison. C’est du temps de jeu et de l’expérience à prendre. Et ce n’est en tout cas pas maintenant qu’il faut lâcher.

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