Actualisé 06.07.2020 à 11:03

ÉtudeL’épidémie continue de nous stresser et déprimer

La fréquence des symptômes dépressifs graves comme le niveau de stress restent élevés en Suisse malgré l'assouplissement des mesures.

40% des sondés se disent toujours plus stressés qu'avant l'épidémie, selon un sondage bâlois.

40% des sondés se disent toujours plus stressés qu'avant l'épidémie, selon un sondage bâlois.

Keystone

Malgré l'assouplissement des mesures de lutte contre le coronavirus, de nombreuses personnes se sentent toujours plus stressées qu'avant le début de la pandémie. La fréquence des symptômes dépressifs graves reste élevée.

Selon une étude de l'Université de Bâle publiée lundi, 50% des participants à un sondage en ligne se sont sentis plus stressés pendant le confinement qu'avant la crise du coronavirus. Ils sont encore 40% à se sentir plus stressés pendant la période d'assouplissement des mesures de lutte contre le virus.

La proportion de gens, dont la perception du stress dû au coronavirus n'a pas changé, a augmenté: elle est passée de 24% pendant le confinement à 28% dans les semaines qui ont suivi. La proportion de gens qui se sentent moins stressés est elle passée de 26 à 32%.

Importante anxiété

La fréquence des symptômes dépressifs graves reste élevée (près de 12%), même pendant la période d'assouplissement des mesures (9% pendant le confinement). Les personnes âgées semblent moins sujettes aux symptômes dépressifs, constate l'Université de Bâle.

Pendant le confinement, 57% des personnes interrogées ont ressenti plus d'anxiété qu'avant la crise. Ce chiffre est tombé à 41% pendant la période d'assouplissement. La peur d'une grave maladie virale et la peur d'une pénurie d'approvisionnement ont diminué.

Plus de 10 000 sondés

Cette nouvelle enquête de l'Université de Bâle («Swiss Corona Stress Study») a été menée du 11 mai au 1er juin, soit la période d'assouplissement progressif des mesures liées au coronavirus. Au total, 10'303 personnes de toute la Suisse ont participé à l'enquête anonyme en ligne sur le site coronastress.ch.

En raison de la nature de la collecte de données sous forme d'une enquête en ligne ouverte, il ne s'agit pas, par définition, d'une enquête représentative, souligne l'université. Toutefois, en termes de caractéristiques sociodémographiques, les personnes interrogées représentent un large spectre de la population suisse.

(ATS)

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