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AnalyseLes ados passent deux heures par jour sur internet

Les jeunes Suisses surfent sur internet en moyenne deux heures par jour en semaine, et trois le week-end. Des situations pathologiques sont répertoriées dans 2,3% des cas, selon un rapport du Conseil fédéral.

La conclusion de rapport du Conseil fédéral: «La plupart des adolescents et des jeunes adultes passent un temps raisonnable sur Internet».

La conclusion de rapport du Conseil fédéral: «La plupart des adolescents et des jeunes adultes passent un temps raisonnable sur Internet».

Keystone

Les adolescents et les jeunes adultes de Suisse surfent en moyenne deux heures par jour en semaine et trois heures le week-end. Seuls 2,3% adoptent un comportement jugé excessif. Face à ces chiffres, le Conseil fédéral veut se contenter pour l’heure d’observer la situation.

Le gouvernement a présenté mercredi un rapport en réponse à deux postulats transmis par les Chambres fédérales qui demandaient de faire le point sur l’usage problématique de la toile. Sa conclusion: «la plupart des adolescents et des jeunes adultes passent un temps raisonnable sur Internet».

Il existe cependant de grandes différences entre les usagers. Si certains ne se connectent quotidiennement que durant quelques minutes, d’autres surfent pendant des heures et des heures. Les utilisateurs problématiques seraient 2,3% en Suisse.

Dans d’autres pays européens et aux Etats-Unis, la prévalence varie entre 1 et 6%. La part des surfeurs pathologiques est supérieure chez les jeunes et chez les garçons.

Prévention insuffisante

La Suisse dispose d’un modèle de prévention et de traitement en quatre phases. Tout d’abord, la prévention primaire: elle est appliquée avant l’apparition d’une dépendance. Il s’agit en particulier de faire prendre conscience des dangers pouvant découler de l’utilisation des médias.

Les offres de prévention primaire ne sont cependant pas suffisantes, notamment chez les personnes vulnérables, reconnaît le rapport. La deuxième étape consiste à repérer les enfants et adolescents menacés, suit l’évaluation des risques afin de déclencher à temps la phase 4 d’intervention.

La phase de repérage et l’intervention précoce doivent être renforcées, selon le gouvernement. Aujourd’hui, il n’existe aucune étude scientifique sur le traitement de cette pathologie. Des offres spécialisées pour les «formes d’addiction sans substance» ont toutefois été développées récemment dans certains cantons.

L’utilisation incontrôlée et excessive d’Internet par des enfants de plus en plus jeunes va continuer de croître en l’absence de contre-mesures efficaces, relève le gouvernement.

Pour lui, il s’agit donc d’observer l’évolution future et d’améliorer les bases de données pour réagir rapidement et de façon appropriée en fonction de l’évolution.

(ats)

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