Etude: «Les adultes sous-estiment le harcèlement entre jeunes»

Publié

Etude«Les adultes sous-estiment le harcèlement entre jeunes»

Une enquête menée auprès de 2600 élèves vaudois montre qu'un ado sur dix est une victime. Ce chiffre n'a pas évolué en dix ans.

par
Fabiano Citroni
Les victimes présentent davantage de troubles psychoaffectifs et somatiques que les jeunes qui ne sont ni victimes ni auteurs.

Les victimes présentent davantage de troubles psychoaffectifs et somatiques que les jeunes qui ne sont ni victimes ni auteurs.

Keystone

Dans le canton de Vaud, un élève de 15 ans sur dix est harcelé par ses pairs et un sur vingt les harcèle. Ces chiffres tirés d'une étude de l'Institut universitaire de médecine sociale et préventive de l'Université de Lausanne et du CHUV n'ont pas évolué depuis dix ans, date de la dernière étude sur le harcèlement entre jeunes. Comment expliquer cette stagnation alors que plusieurs enquêtes montrent que les jeunes sont moins violents qu'avant, commettent moins de vols et consomment moins d'alcool, de tabac et de cannabis? «Les adultes – enseignants et parents – ont tendance à sous-estimer et à banaliser le harcèlement entre jeunes. Ils n'identifient pas toujours ce type de comportement répétitif et sournois», répond Sonia Lucia, la psychologue et criminologue qui a piloté l'étude.

Etre à l'écoute

La chercheuse, qui présentera les résultats du travail effectué avec ses collègues jeudi lors d'une conférence organisée au CHUV par le Département universitaire de médecine et santé communautaires, estime que les adultes doivent être encore plus à l'écoute des enfants car le harcèlement est le cumul de «petits actes sournois». Pour en savoir plus, consultez le nouveau site du Matin Dimanche, www.lematindimanche.ch, sur votre ordinateur personnel, votre tablette ou votre smartphone. L'application Le Matin Dimanche est toujours disponible sur iPad.

Ton opinion