25.10.2020 à 18:17

Hockey sur glaceLes Aigles se qualifient sans forcer

Les Genevois n’ont pas eu à puiser trop dans leurs réserves pour éliminer Langnau, battu 4 à 2 aux Vernets.

von
Christian Maillard, Genève
Tyler Moy (à g.) inscrit le 2-2 pour Servette et son deuxième but personnel.

Tyler Moy (à g.) inscrit le 2-2 pour Servette et son deuxième but personnel.

Keystone

Ceux qui ont un peu tardé devant la patinoire pour griller une dernière cigarette ont regretté d’avoir voulu profiter des derniers rayons de ce dimanche ensoleillé. Ils avaient à peine gagné leur place que Genève Servette menait déjà 1 à 0. Cela n’a en effet pas tardé aux Vernets.

Seize secondes avaient suffi à Tyler Moy, ce sniper, pour exploiter une des nombreuses erreurs de la défense trouée de l’Emmental. À croire que les Aigles s’étaient jetés dans leur arène comme si c’était la dernière fois, le dernier shift, le dernier match. Satané virus

Déjà giflé 8 à 1 il y a dix jours sur cette même patinoire en championnat, Langnau ne pouvait pas plus mal commencer ce huitième de finale de Coupe face à des Grenat, on l’a dit, bien décidés à couper à cœur et démarrer au mieux cette semaine de cinq matches; il s’agissait en plus du dernier devant autant de monde puisque dès mardi avec 1000 privilégiés dans les gradins, il y aura des fans mécontents. Mais il n’y a pas eu de nouvelle déculottée, ni de récital de Linus Omark, qui a probablement gardé son caviar pour ce mardi contre Berne, jeudi à Bienne, vendredi contre le LHC ou dimanche face à Lugano?

Bon départ des Tigres

Il est vrai qu’il faut toujours se méfier lorsquon se trouve au sommet d’une montagne, il peut toujours y avoir une avalanche, surtout si, comme dimanche, le premier but tombe aussi rapidement. Comme le rappelaient aussi les supporters genevois, un match n’est jamais plié d’avance. «Seules sont perdues d’avance les batailles qu’on ne livre pas». Cétait écrit sur une banderole, au bas de la tribune nord, comme si dans le public on craignait un nouvel accident après Ambri, un excès de confiance

Le visiteur, qui pouvait à nouveau compter sur Ivars Punnenovs, son gardien No 1 devant sa cage, navait en effet pas l’intention de tendre l’autre joue et de se coucher aussi facilement que la dernière fois. Et c’est Keijo Weibel qui a tout d’abord exploité de quelques balbutiements de larrière-garde genevoise pour tromper trop facilement Daniel Manzato (4e) avant que Erik Brannström (16e) ninscrive le deuxième en supériorité numérique tandis que Erik Fehr avait écopé de quatre minutes de pénalité.

C’était plutôt mieux parti pour des Tigres qui avaient la volonté de gommer cette grosse tache avec, surtout, l’envie de poursuivre leur chemin dans cette compétition qui pourrait ramener du beurre dans les épinards d’un club, lequel, plus que d’autres en Suisse, crie famine avec cette grosse pandémie.

Les Aigles trouvent des ressources

Après presque dix jours sans compétition, la tête à cette partie de mardi contre Berne peut-être, enfin, bref, les hommes de Patrick Emond n’avaient pas la même verve que lors de leur dernière sortie. Cela dit, même si ce n’était plus le même match qu’il y a dix jours, que les Bernois semblaient déterminés à créer l’exploit, Genève-Servette a finalement trouvé, grâce à ses meilleures individualités, sa supériorité dans le jeu, dans tout, les ressources nécessaires de se qualifier.

C’est également avec un homme de plus sur la glace que les Grenat ont tout d’abord rétabli la parité, grâce une fois encore à Tyler Moy (19e) et un travail préparatoire de Simon Le Coultre et de Noah Rod. Genève-Servette, qui a encore la fâcheuse tendance à trop vouloir polir ses diamants, s’était souvent compliqué la tâche jusque-là, comme ce fut le cas déjà le 16 octobre à Rapperswil.

Il a fallu soigner l’efficacité et c’est Roger Karrer, servi par Damien Riat, qui a redonné l’avantage au début du deuxième tiers (22e) à des Servettiens plus forts, tout simplement. Il a fallu une passe dEliot Berthon, «à la Omark», pour quArnaud Riat, le petit frère de Damien, ne scelle le score final à la 44e minute déjà.

Langnau a bien tenté le tout pour le tout à quatre minutes de la fin en sortant son portier, mais en vain, on en restera sur ce score de 4 à 2. Les Aigles se sont qualifiés pour les quarts de finale de la Coupe. Sans forcer.

Genève-Servette - Langnau 4-2 (2-2 1-0 1-0)

Les Vernets. 2627 spectateurs. Arbitres: MM. Lemelin, Mollard; Gnemmi, Burgy.

Buts: 1re (0’’16) Moy 1-0, 4e Weibel 1-1, 16e Brannström (Earl/5 c 4) 1-2, 19e Moy (Le Coultre, Rod/5 c 4) 2-2, 22e Karrer (D. Riat) 3-2, 44e A. Riat (Berthon) 4-2.

Genève-Servette: Manzato; Jacquemet, Tömmernes; Karrer, Maurer; Völlmin, Le Coultre; Mercier; Moy, Smirnovs, Rod; D. Riat, Vermin, Omark; Patry, Fehr, Winnik; A.Riat, Berthon, Kast; Vouillamoz. Coach: Patrick Emond.

Langnau: Punnenovs; Blaser, Leeger; Glauser, Brannström; Grossniklaus, Erni; Schilt, Huguenin; Earl, Maxwell, Weibel; Neukom, F. Schmutz, J. Schmutz; Dostoinov, Diem, Berger; Sturmy, Melnaksnis, In-Albon. Coach: Rikard Frenzen.

Pénalités: 5 x 2’ + 1 x 10’ (Winnik/charge à la tête) contre Genève-Servette; 4 x 2’ contre Langnau.

Notes: Genève Servette sans Miranda (blessé), Richard, Smons, Fritsche (surnuméraires), Guebey (avec Ticino Rockets), Tanner ni Charlin (avec La Chaux-de-Fonds). Langnau sans Salzgeber (blessé), Lardi, Kuonen, Andersons, Stettler ni Guggensheim (surnuméraires). Langnau sort son gardien de 55’15’’ à 59’07’’ puis de 59’23’’ à la fin.

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