30.10.2020 à 09:53

PrévisionsLes ailes des perspectives économiques suisses sont coupées

Le baromètre conjoncturel de l’institut KOF prévoit un coup de frein conséquent, dû à la pandémie.

Photo d’illustration.

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AFP

Après une reprise de l’économie suisse ces derniers mois, une détérioration de la situation semble de nouveau se profiler dans un contexte marqué par une recrudescence des cas de contamination au coronavirus, d’après le baromètre conjoncturel de l’institut KOF.

Cet indicateur macro-économique très suivi, qui permet d’anticiper l’évolution économique future, a cédé 3,5 points à 106,6 points en octobre par rapport au mois précédent, indique vendredi un communiqué de l’institut zurichois. Après une forte baisse au plus fort de la crise sanitaire, ce baromètre avait progressivement gagné du terrain.

Les chiffres publiés sont inférieurs aux attentes des économistes interrogés par l’agence AWP. Ces derniers l’attendaient entre 107 et 110 points.

Secteur hôtelier

Le repli de cet indicateur est imputable à certaines secteurs économiques en particulier à savoir les services, l’hôtellerie et la restauration et la demande à l’étranger. Par ailleurs, le sous-indicateur de l’industrie manufacturière est également en baisse.

Au sein du secteur industriel, les branches électronique, alimentaire et métal montrent plus de faiblesses que les autres.

La consommation privée et la construction en revanche sont restées quasi-stables par rapport au mois précédent, tout comme les secteurs chimie et pharma.

En France, la récession pire que prévu

Le produit intérieur brut (PIB) devrait se contracter de 11% a indiqué vendredi le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, alors qu’il prévoyait une baisse, déjà importante, de 10% jusqu’ici.

L’activité devrait ainsi se contracter de 15% durant le confinement selon lui, avec la fermeture imposée des commerces, restaurants ou encore des lieux de culture.

Malgré tout, le gouvernement a renforcé les mesures de soutien en vigueur pour les entreprises et les salariés, afin d’éviter licenciements et faillites, notamment dans les secteurs déjà fragilisés par le premier confinement et de nouveau durement touchés.

Il va débloquer 20 milliards d’euros pour les financer, Bruno Le Maire estimant qu’elles coûtent 15 milliards d’euros pour un mois de confinement.

(ATS)

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