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SantéLes amateurs de hard rock mettent leur cerveau en danger

Le «headbanging», la danse impliquant de violents mouvements de tête calqués sur la musique, s'avère parfois dangereux pour la santé. Des hématomes peuvent se développer dans le cerveau, selon une étude allemande. Un cas mortel a même été diagnostiqué.

Un spectateur d'un concert du groupe de hard rock Motörhead a développé en 2013 un hématome au cerveau.

Un spectateur d'un concert du groupe de hard rock Motörhead a développé en 2013 un hématome au cerveau.

AFP

Un homme de 50 ans a développé en 2013 un hématome dans le cerveau quatre semaines après avoir participé à un concert du groupe de hard rock Motörhead.

Le patient se plaignait de violentes migraines qui s'étaient aggravées au fil des jours, relate une étude publiée vendredi dans la revue médicale britannique The Lancet.

Les médecins ont alors découvert un hématome sous-dural (un épanchement de sang entre les tissus des méninges qui entourent le cerveau) qu'ils ont évacué en perçant un «trou» dans le crâne (ou trépanation).

Les hématomes sous-duraux font souvent suite à des traumatismes crâniens. Lorsque ce dernier est peu important, l'hématome peut apparaître plusieurs semaines après le choc. Les hématomes sont à l'origine d'une compression progressive du cerveau.

Trois cas, dont un mortel

La littérature scientifique fait état de trois cas similaires attribués au «headbanging» ces dernières années. L'un des patients est même décédé suite à un hématome sous-dural aigu.

«Mais l'incidence pourrait être plus élevée, car les symptômes de ce type de blessures sont souvent silencieux sur le plan clinique ou n'entraînent que des maux de tête modérés qui disparaissent spontanément» relève le Dr Ariyan Piradesh Islamian de l'école médicale de Hanovre, en Allemagne.

Pas bon pour les cervicales

Le «headbanging» a également été associé par la littérature à d'autres types de blessures comme des traumatismes de la région cervicale (ou «coup du lapin»), des dissections de l'artère carotide ou des fractures de la deuxième vertèbre cervicale.

Il existe plusieurs techniques de «headbanging», la plus courante étant le «up and down» (qui consiste à secouer la tête de haut en bas). Parmi les autres figurent le «circular swing» (ou «moulin à vent») qui se traduit par un mouvement circulaire de la tête, ou le «side-to-side» qui se fait de droite à gauche, rapporte l'article Wikipédiaconsacré à cette pratique.

(ats)

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