Etats-Unis – Les Américains inquiets pour leur démocratie
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États-UnisLes Américains inquiets pour leur démocratie

Un an après l’assaut contre le Capitole, un sondage publié dimanche démontre les profondes divisions qui persistent au sein de la société américaine.

Deux tiers des électeurs de Donald Trump continuent ainsi de penser que le démocrate n’a pas été légitimement élu et que des fraudes ont eu lieu lors du scrutin de 2020.

Deux tiers des électeurs de Donald Trump continuent ainsi de penser que le démocrate n’a pas été légitimement élu et que des fraudes ont eu lieu lors du scrutin de 2020.

AFP

Un an après le violent assaut sur le Capitole, les Américains restent préoccupés pour leur démocratie et près d’un tiers considère que l’usage de la force peut parfois être justifié pour défendre ses idées, selon deux sondages publiés dimanche.

L’attaque menée par des partisans de Donald Trump contre le siège du Congrès, le 6 janvier 2021, était «le signe d’une violence politique croissante» et la démocratie américaine est aujourd’hui toujours «menacée», estiment deux tiers des personnes sondées par la chaîne CBS News.

Quant à la «fierté» des Américains pour leur démocratie, elle est tombée à 54% contre 90% en 2002, selon une étude du quotidien «Washington Post» avec l’Université du Maryland. Et les deux enquêtes fournissent des motifs concrets d’inquiétudes: dans la première, 28% des sondés jugent que la force peut être utilisée pour défendre le résultat d’une élection; dans la seconde, 34% estiment qu’une action violente contre le gouvernement peut parfois être justifiée.

Profondes divisions

Ces sondages illustrent par ailleurs la persistance de profondes divisions au sein de la société américaine, que le nouveau président Joe Biden avait pourtant promis de «réconcilier». Joe Biden et la vice-présidente, Kamala Harris, prendront la parole jeudi pour marquer l’anniversaire de l’assaut du 6 janvier 2021.

Deux tiers des électeurs de Donald Trump continuent ainsi de penser que le démocrate n’a pas été légitimement élu et que des fraudes ont eu lieu lors du scrutin de 2020, conformément au discours martelé sans preuve par son prédécesseur.

Juste avant l’assaut sur le Capitole, le républicain s’était adressé en personne à ses partisans pour répéter que l’élection lui avait été «volée» et les avait appelés à «se battre comme des diables». Quelque 60% des Américains pensent donc qu’il a une forte responsabilité dans leur intrusion au sein du Congrès, au moment même où les élus certifiaient la victoire de Joe Biden.

«Effort coordonné»

Mais là encore, les opinions dépendent des affiliations partisanes: 83% de ses électeurs jugent que sa responsabilité est «faible» ou «inexistante», selon le sondage du «Washington Post». Et selon CBS, 26% des Américains souhaitent même qu’il se représente en 2024.

Pour établir son rôle exact et celui de son entourage, la Chambre des représentants à majorité démocrate a mis sur pied une commission spéciale d’enquête qui, malgré l’absence de coopération de ses proches, a procédé à plus de 300 entretiens et collecté des milliers de documents. En six mois, «nous avons découvert des choses qui nous inquiètent, des gens ont essayé (…) de miner l’intégrité de notre démocratie», a déclaré son chef, Bennie Thompson, dimanche sur la chaîne ABC.

«Il semble y avoir eu un effort coordonné de la part d’un certain nombre de personnes pour affaiblir l’élection» présidentielle, il peut s’agir de «gens dans l’exécutif, au ministère de la Défense, dans des associations, des gens très riches ou des personnages d’État…», a-t-il ajouté, en promettant de transmettre à la Justice toute preuve d’action illégale.

(AFP)

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