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LausanneLes amis des chiens se sentent brimés: ils protestent

Environ 400 personnes se sont rassemblées pour protester contre le durcissement de la loi vaudoise. Nombre de manifestants étaient accompagnés de leurs compagnons à quatre pattes.

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Des chiens et leurs maîtres se rassemblent pour protester contre le durcissement de la loi vaudoise sur la police des chiens à l'appel du mouvement «Un chien, un ami», mardi 1er octobre 2013 sur la place de la Riponne a Lausanne.

Des chiens et leurs maîtres se rassemblent pour protester contre le durcissement de la loi vaudoise sur la police des chiens à l'appel du mouvement «Un chien, un ami», mardi 1er octobre 2013 sur la place de la Riponne a Lausanne.

Jean-Christophe Bott, Keystone
Des chiens et leurs maîtres se rassemblent pour protester contre le durcissement de la loi vaudoise sur la police des chiens à l'appel du mouvement «Un chien, un ami», mardi 1er octobre 2013 sur la place de la Riponne a Lausanne.

Des chiens et leurs maîtres se rassemblent pour protester contre le durcissement de la loi vaudoise sur la police des chiens à l'appel du mouvement «Un chien, un ami», mardi 1er octobre 2013 sur la place de la Riponne a Lausanne.

Jean-Christophe Bott, Keystone
Des chiens et leurs maîtres se rassemblent pour protester contre le durcissement de la loi vaudoise sur la police des chiens à l'appel du mouvement «Un chien, un ami», mardi 1er octobre 2013 sur la place de la Riponne a Lausanne.

Des chiens et leurs maîtres se rassemblent pour protester contre le durcissement de la loi vaudoise sur la police des chiens à l'appel du mouvement «Un chien, un ami», mardi 1er octobre 2013 sur la place de la Riponne a Lausanne.

Jean-Christophe Bott, Keystone

Amis des bêtes, propriétaires de chiens, vétérinaires et membres de sociétés cynologiques se sont réunis vers 14h00 devant les escaliers du Grand Conseil. Ils devaient revenir «encore plus nombreux» en fin d'après-midi, à la sortie des députés, ont-ils promis.

Pas de muselière pour les grands chiens

«Non à la muselière», «chien = ami, non ennemi», «non à la discrimination canine»: venus de Morges, Jody, Tattoo et Tessa, trois colleys, portent des pancartes explicites sur leur dos.

Leur maîtresse proteste contre la nouvelle loi sur la police des chiens qui est actuellement en préparation au Grand Conseil. Ce document prévoit un durcissement de la loi de 2008 qui instaurait une liste des races potentiellement dangereuses (Amstaff, Pitbull et Rottweiler) et les soumettait à des autorisations strictes.

La nouvelle loi durcit le ton: elle prévoit que les chiens devront être tenus en laisse courte dans les lieux publics. Les animaux de grande taille (plus de 25 kilos ou plus de 55 cm au garrot) devront porter une muselière dans la foule. Et le Conseil d'Etat pourra élargir à d'autres races la liste des chiens potentiellement dangereux.

Loi absurde

«Cette loi est absurde», estime Sacha Kern, président de la section Chailly-Lausanne de la Fédération cynologique suisse. Imposer la muselière à un chien parce qu'il est de grande taille n'a aucun sens. «Il peut y avoir de petits chiens dangereux», dit-il. Vaud devrait s'inspirer de Neuchâtel, qui prépare un texte qui «s'intéresse aux chiens qui ont posé un problème».

La muselière rend le canidé plutôt agressif et de nombreux chiens d'assistance ne pourront plus faire correctement leur travail, font valoir les défenseurs des canidés. Seuls les chiens policiers ne seront pas soumis à la loi.

Pas besoin de nouvelle loi

«Les propriétaires ont déjà fait beaucoup d'efforts. On n'a pas besoin de rajouter des lois de plus en plus contraignantes», observe Katharina Söderström, vétérinaire, venue avec Dylan et Cayenne, des chiens de zoothérapie qui travaillent avec des enfants handicapés.

Les manifestants, réunis sous la bannière «Un chien, un ami», ont obtenu une première victoire: la commission chargée d'examiner la nouvelle loi a supprimé l'une des dispositions les plus contestées, l'obligation de museler les chiens de grande taille, a indiqué Marc Oran, député socialiste et organisateur du rassemblement.

La liste des chiens potentiellement dangereux est en revanche maintenue et les autres revendications des défenseurs des chiens ne sont pas entendues, comme le souhait que les communes veillent à prévoir des espaces où les chiens peuvent s'ébattre librement. Le Grand Conseil débattra de la loi en plénum d'ici quelques mois.

(ats)

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