Rock: Les Anglais de Kasabian reviennent faire danser Montreux
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RockLes Anglais de Kasabian reviennent faire danser Montreux

Plus de dix ans après leur dernière venue, la bande sera au Stravinski ce soir. Interview avec Sergio Pizzorno, guitariste de la formation de Leicester.

par
Caroline Piccinin
Ce soir, le Stravinski va vibrer au son des guitares avec les venues consécutives de The Kills et Kasabian.

Ce soir, le Stravinski va vibrer au son des guitares avec les venues consécutives de The Kills et Kasabian.

Linda Nylind/Sony Music

Kasabian a sorti en mai «For Crying Out Loud», un sixième album aux sonorités plus pop et fraîches que le précédent, «48:13». Alors qu’il sortait à peine du lit, c’est «Serge», iconique guitariste et compositeur du groupe de Leicester, en Angleterre, qui a papoté avec nous de clips, musique, foot et tignasse!

Vous revenez à Montreux, vous vous réjouissez ?

Ça doit faire au moins dix ans qu’on est venus. Ce dont je me souviens c’est que le son est hallucinant et que l’histoire du festival est cool. Je trouve dingue qu’une toute petite ville ait quelque chose de cette envergure. Après, on essaie de faire de bons concerts que l’on soit dans des gros ou des petits festivals.

Vous venez sortir le clip de «Bless This Acid House», on dirait un hommage à celui de «Smells Like Teen Spirit» de Nirvana et aux années 1990 !

Oh, cool, c’est fantastique de dire ça! C’est une vidéo tellement bien et on l’a voulue pleine de références. On l’a tourné à Londres où il y a eu tant d’endroits qui ont été importants à une époque. On a fait un titre un peu punk pour parler d’acid house.

Et vos références à vous, quelles sont-elles ?

J’apprécie… (il bâille) Dans les choses récentes, j’ai un immense respect pour Radiohead, ils sont une grande inspiration pour moi. En fait, je suis fasciné par les choses que je ne comprends pas. Certains producteurs créent des trucs incroyables.

En parlant de création: de votre côté, vous avez composé «For Crying Out Loud» en seulement six semaines !

C’était hyperexcitant de faire ça vite. (Il bâille.) J’aime expérimenter et pas forcément sur de longues périodes parce que, parfois, bosser des mois sur des titres, y revenir, ajouter des choses, on a l’impression qu’ils pourraient ne jamais arrêter de changer. Là, ça correspondait à une époque joyeuse de ma vie, c’est venu comme ça.

Cet album est en effet joyeux, pop avec beaucoup de guitares, il sonne comme un disque d'été. Vous l'avez voulu comme ça ?

Oui, tout à fait. Quand on l’a fini l’an dernier, c’était le mois de septembre et ça marchait parfaitement avec cette idée d’album d’été. Quand j’ai travaillé sur la guitare, je n’ai pas arrêté de penser aux années 1970, même au disco ! Pour moi, c’était une époque en or au niveau musical.

Qui est votre groupe préféré de ces années-là ?

Il y en a tellement ! OK… Je crois The Stooges.

Pour revenir sur le disque, «You're In Love With A Psycho» a cartonné ! Si vous aviez une amie dans la vie qui était vraiment avec un psychopathe, que lui diriez-vous ?

(Rires!) On utilise ce mot comme une toile d’araignée. Je veux dire par là qu’il y a tellement de définitions d’un psychopathe ! Dans la chanson on joue avec cette idée. Mais dans la vraie vie, si quelqu’un vit vraiment ça, je pense qu’il devrait le remarquer depuis le départ et s’il ne part pas… c’est son choix. On est libre ou non d’accepter quelqu’un qui laisse du bordel partout dans la maison! (Rires.) Non, mais plus sérieusement, j’ai fait ce titre comme une sorte de blague. Il me fait rire, encore plus quand les gens le prennent littéralement. (Il bâille.)

Vous êtes aussi un fan de foot, vous avez fait le titre «Comeback Kid» pour le jeu vidéo «FIFA» et venez de sortir une ligne de vêtements avec Leicester City, votre club favori. Racontez-nous !

On fait partie d’une génération de gamers, alors c’était cool de bosser sur ce jeu. En plus, on joue à la console avant nos concerts. Les fringues avec Leicester, c’est un rêve. Je n’arrive pas à réaliser que j’ai pu être impliqué dans quelque chose avec le club!

Dans une autre vie, vous voudriez être footballeur ? Non, je serais Basquiat. J’irais à New York, je peindrais des tonnes de trucs qui me passent par la tête, je prendrais de la coke et j’irais au Studio 54 faire des monstres fêtes. Ça devait être une époque incroyable.

Enfin, votre coupe de cheveux, impossible de ne pas en parler...

Vous savez quoi: c’est ma femme qui me les coupe, elle trouve ça cool. Moi, je m’en fous complètement, mais merci d’en avoir parlé (rires)!

La playlist idéale

«CLUB FOOT» Le premier – et mérité – gros hit de la bande.

«MAN OF SIMPLE PLEASURES» Tellement nonchalant et britpop.

«YOU’RE IN LOVE WITH A PSYCHO» Parce que c’est frais et ça nous fait beaucoup marrer.

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