Éruption du Nyiragongo - Les autorités étudient un «probable retour» des habitants
Publié

Éruption du NyiragongoLes autorités étudient un «probable retour» des habitants

L’activité sismique du volcan Nyiragongo a diminué mercredi, faisant songer qu’un retour potentiel des habitants est possible, selon les autorités.

1 / 23
Les autorités de la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), ont annoncé étudier un «probable retour» des habitants à Goma, évacués le 27 mai dernier par crainte d’une nouvelle éruption du volcan Nyiragongo. (Jeudi 3 juin 2021)

Les autorités de la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), ont annoncé étudier un «probable retour» des habitants à Goma, évacués le 27 mai dernier par crainte d’une nouvelle éruption du volcan Nyiragongo. (Jeudi 3 juin 2021)

AFP
Le volcan reste actif et les autorités craignent une «éruption limnique». Si de la lave s'écoule sous le lac Kivu, il y aura assurément des milliers de victimes. L'Observatoire de volcanologie de la ville de Goma n'écarte pas ce scénario cauchemardesque. (2 juin 2021)

Le volcan reste actif et les autorités craignent une «éruption limnique». Si de la lave s'écoule sous le lac Kivu, il y aura assurément des milliers de victimes. L'Observatoire de volcanologie de la ville de Goma n'écarte pas ce scénario cauchemardesque. (2 juin 2021)

AFP
La coulée de lave solidifiée du volcan Nyiragongo, au nord de la ville de Goma. Les tremblements de terre ont baissé en fréquence et en intensité depuis vendredi à Goma, évacuée face au risque d’une nouvelle éruption du volcan Nyioragongo. (28 mai 2021)

La coulée de lave solidifiée du volcan Nyiragongo, au nord de la ville de Goma. Les tremblements de terre ont baissé en fréquence et en intensité depuis vendredi à Goma, évacuée face au risque d’une nouvelle éruption du volcan Nyioragongo. (28 mai 2021)

AFP

Les autorités de la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC), ont annoncé jeudi étudier un «probable retour» des habitants à Goma, évacués le 27 mai dernier par crainte d’une nouvelle éruption du volcan Nyiragongo.

«Les données sismiques enregistrées mercredi font état d’une diminution sensible de la magnitude et des tremblements de terre», a constaté dans son bulletin quotidien la cellule de crise des autorités du Nord-Kivu, dont Goma est la capitale.

Une activité grouillante

Le gouverneur militaire a «demandé aux services appropriés d’effectuer une descente sur terrain afin d’évaluer la possibilité d’un probable retour progressif des populations évacuées», indique ce communiqué, qui appelle néanmoins la population à «rester vigilante».

Si le retour des habitants reste à ce jour en théorie encore interdit, Goma a presque retrouvé ce jeudi son visage d’avant l’éruption du 22 mai, avec une activité grouillante, et des embouteillages un peu partout dans la ville, comme dans sa zone commerciale de Birere. «Nous commençons à manquer où passer encore, ceci montre que les gens ont regagné la ville», observait une habitante.

Au moins 900 habitations détruites

Au cours d’une conférence de presse jeudi après-midi à Goma, le coordonateur humanitaire en RDC, David Mclachan Karr, responsable de l’agence onusienne Ocha dans le pays, a indiqué qu’un plan «est en train d’être finalisé pour permettre le retour en sécurité des déplacés qui ont fui la ville de Goma». Mais aujourd’hui cette décision «ne peut venir que des autorités qui avaient décidé l’évacuation des 10 quartiers» les plus exposés le 27 mai, a-t-il ajouté, appelant à la «prudence».

En attendant, «ce sont 52 organisations qui sont mobilisées pour l’assistance en eau, nourriture et autres besoins» à près de 400’000 déplacés selon les estimations des autorités. «Nous ne pouvons dire combien de temps durera cette situation», et il «faudra aussi penser à reconstruire les dégâts causés» par les coulées de lave lors de l’éruption du 22 mai dernier, a rappelé le responsable d’Ocha.

En attendant, «ce sont 52 organisations qui sont mobilisées pour l’assistance en eau, nourriture et autres besoins» à près de 400’000 déplacés selon les estimations des autorités. «Nous ne pouvons dire combien de temps durera cette situation», et il «faudra aussi penser à reconstruire les dégâts causés» par les coulées de lave lors de l’éruption du 22 mai dernier, a rappelé le responsable d’Ocha.

Le volcan Nyiragongo est entré en éruption le 22 mai.

Le volcan Nyiragongo est entré en éruption le 22 mai.

Reuters
(AFP)

Votre opinion

0 commentaires