15.03.2019 à 11:11

Attaque de ChristchurchLes autres attentats anti-musulmans en Occident

Si c'est la première fois que des musulmans sont ciblés en Nouvelle-Zélande, ils l'ont déjà été au Canada et au Royaume-Uni.

1 / 62
L'Australien accusé d'avoir tué 51 personnes l'année dernière dans deux mosquées à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, a plaidé coupable pour tous les chefs d'accusation. (Jeudi 26 mars 2020)

L'Australien accusé d'avoir tué 51 personnes l'année dernière dans deux mosquées à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, a plaidé coupable pour tous les chefs d'accusation. (Jeudi 26 mars 2020)

AFP
La police néo-zélandaise enquête pour retrouver l'auteur de menaces formulées cette semaine contre une des mosquées de Christchurch. (Mardi 3 mars 2020)

La police néo-zélandaise enquête pour retrouver l'auteur de menaces formulées cette semaine contre une des mosquées de Christchurch. (Mardi 3 mars 2020)

Keystone
Un programme de rachat d'armes à feu lancé en Nouvelle-Zélande après l'attaque contre deux mosquées de Christchurch en mars s'est achevé. (Vendredi 20 décembre 2019)

Un programme de rachat d'armes à feu lancé en Nouvelle-Zélande après l'attaque contre deux mosquées de Christchurch en mars s'est achevé. (Vendredi 20 décembre 2019)

AFP

L'attentat contre deux mosquées vendredi en Nouvelle-Zélande est de très loin la pire attaque contre des musulmans dans un pays occidental. Elle évoque, si la piste d'extrême-droite est confirmée, le massacre commis par le néo-nazi Anders Breivik en Norvège en 2011.

D'autres attaques anti-musulmanes

  • Cette tuerie, qualifiée d'«attentat terroriste» par le premier ministre Justin Trudeau, était jusqu'à ce jour la pire attaque contre un lieu de culte musulman en Occident.

  • L'auteur des faits, Darren Osborne, animé par une haine personnelle des musulmans et qui s'était radicalisé dans les semaines précédant l'attaque, sera condamné à perpétuité en février 2018.

Extrême-droite : le précédent Breivik

Le 22 juillet 2011, en Norvège, Anders Behring Breivik, 32 ans, commet un double massacre qui fera 77 morts. Il tue huit personnes en faisant exploser une bombe de 950 kilos à Oslo, près du siège du gouvernement, puis 69 autres, sur la petite île d'Utoya, à une quarantaine de kilomètres de la capitale, où se tenait un camp de la jeunesse travailliste.

Breivik a ouvert le feu pendant plus d'une heure sur les 600 participants, et la plupart de ses victimes sont des adolescents.

Arrêté le jour-même, Breivik a été condamné à une peine de 21 ans de prison susceptible d'être prolongée indéfiniment, et la Cour européenne des droits de l'homme a jugé en juin 2018 «irrecevable» une plainte qu'il avait déposée contre ses conditions de détention.

Il ne cesse depuis son arrestation de revendiquer ses opinions extrémistes au point de faire le salut nazi devant ses juges ou de jurer de «combattre» pour le nazisme «jusqu'à [sa] mort».

Ce grand blond, «Norvégien de souche», islamophobe et anti-marxiste, racontait, dans un manifeste publié sur internet le jour des faits, avoir passé plusieurs années à mûrir son projet. Il se présentait comme chrétien conservateur, ayant été «exposé à des décennies d'endoctrinement multiculturel».

La première ministre norvégienne Erna Solberg, réagissant aux événements de Nouvelle-Zélande, a évoqué «des liens douloureux avec notre propre expérience le 22 juillet, le moment le plus difficile de l'après-guerre en Norvège». «Cela montre que l'extrémisme prospère encore dans de nombreux endroits», a estimé Mme Solberg.

(ats)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!