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RéactionLes banquiers privés jugent nocive l'intervention dans la BNS

Le secrétaire de l'Association des banquiers privés suisses réagit mercredi dans les colonnes de «La Liberté» à la démission de Philipp Hildebrand de la présidence de la Banque nationale.

Michel Dérobert, secrétaire de l'Association des banquiers privés suisses, estime que Philipp Hildebrand est «quelqu'un d'extrêmement droit, qui a été traîné dans la boue».

Michel Dérobert, secrétaire de l'Association des banquiers privés suisses, estime que Philipp Hildebrand est «quelqu'un d'extrêmement droit, qui a été traîné dans la boue».

Keystone

L'intervention des politiques dans l'action de la BNS est «un poison potentiel extrêmement grave», estime Michel Dérobert, secrétaire de l'Association des banquiers privés suisses (ABPS), revenant sur la démission lundi de Philipp Hildebrand. L'indépendance de l'institution est cruciale, juge-t-il.

«C'est un bien supérieur à tous les jeux politiques possibles à court et moyen terme», a-t-il ajouté, dans une interview parue mercredi dans La Liberté.

Quant à la démission elle-même du président de la Banque nationale suisse (BNS), si elle était devenue «inévitable», c'est «une perte pour la Suisse». Pour lui, Philipp Hildebrand est «quelqu'un d'extrêmement droit, qui a été traîné dans la boue».

«Rien de scandaleux»

«Pour une personne comme lui, il n'y a rien de scandaleux à avoir des comptes dans les deux monnaies», vu sa stature d'ancien banquier à l'envergure internationale. Reste qu'on peut se demander, comme Philipp Hildebrand l'a d'ailleurs fait lui-même, si «ce profil est en accord avec celui d'un directeur de la BNS».

En outre, les règles de la banque centrale sur les transactions sur devises à titre personnel ont été jusque-là «trop floues» et devront être modifiées. «Le nouveau président, ou même les autres membres du directoire de la BNS, devront se limiter à des placements extrêmement conservateurs, tels que les bons de la Confédération, ou bien remettre à un tiers le patrimoine à gérer sans intervenir dans la gestion elle-même».

(ats)

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