Publié

Les grandes avancées de l’année (4/4)Les biobanques au service de la médecine personnalisée

Les banques composées de collections d'échantillons biologiques se sont constituées à travers le monde.

par
Elisabeth Gordon. Avec la collaboration de www.planetesante.ch

Il fut un temps où les naturalistes constituaient des herbiers ou des planches de papillons pour ensuite les étudier à loisir. L’époque a beau avoir changé et l’émergence des nouvelles disciplines comme la génétique et la génomique bouleversé la donne, les biologistes gardent toujours le goût de la compilation. Ils constituent désormais des biobanques, «des collections organisées et structurées d’échantillons biologiques à des fins de recherches», telles que les définit Vincent Mooser, chef des laboratoires du CHUV et directeur de la Biobanque institutionnelle de Lausanne (BIL).

De multiples biobanques se sont constituées à travers le monde et l’on y trouve de tout: des spécimens d’origine végétale, animale, microbienne ou humaine, comme le sang, l’urine, le sperme, les cheveux, les ongles, etc. Tout peut être récolté et conservé en fonction de l’objectif visé. Dans le domaine médical, les collections peuvent être ciblées et destinées à un projet de recherche spécifique ou concerner une pathologie particulière – les biobanques oncologiques, par exemple, accumulent des tissus cancéreux – ou inclure toute la population d’une ville (comme la fameuse cohorte lausannoise CoLaus). Elles peuvent être locales et de petite taille – «rien qu’au CHUV, nous en avons compté cinquante-neuf», précise Christine Currat, directrice opérationnelle de la BIL – ou inclure des échantillons prélevés sur des dizaines ou des centaines de milliers de personnes, comme c’est le cas en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis.

Votre opinion