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RapportLes boissons énergisantes inquiètent la France

Les enfants, les adolescents et les femmes enceintes devraient éviter de boire des boissons énergisantes telles que Red Bull, Monster ou Burn, recommande l’agence sanitaire française Anses.

La consommation de boissons énergisantes est loin d'être anodine, selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation française (Anses.

La consommation de boissons énergisantes est loin d'être anodine, selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation française (Anses.

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La consommation de boissons «énergisantes» comme Red Bull, Monster ou Burn, est à éviter chez les enfants et les adolescents, mais aussi associée à de l’alcool ou lors d’exercice physique intense, recommande l’agence sanitaire Anses.

Sous surveillance en raison d’effets indésirables suspectés (notamment cardiaques), ces boissons contiennent quasi systématiquement de la caféine (en moyenne, l’équivalent de 2 expressos par cannette standard de 250 ml). Elles sont commercialisées depuis 2008 en France, qui en consomme quelque 40 millions de litres par an.

Terme purement commercial

Près de 9 millions de Français de plus de 14 ans consomment ces boissons dites «énergisantes» (DBE), un terme purement commercial sans encadrement réglementaire spécifique, selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) qui publie mardi un avissur leurs risques sanitaires.

L’Anses déconseille également leur consommation aux femmes enceintes (risque de retard de croissance du foetus) ou allaitantes (passage de la caféine dans le lait), ainsi qu’aux personnes affectées de certains troubles cardio-vasculaires, psychiatriques ou neurologiques (épilepsie) ou encore souffrant d’une insuffisance rénale ou d’une maladie grave du foie.

Caféine problématique

L’agence recommande d’être particulièrement vigilant sur les apports de caféine chez les enfants et les adolescents, qui, s’ils sont trop élevés, peuvent souffrir de troubles du sommeil, somnoler le jour et même risquer de développer ultérieurement des conduites addictives à d’autres substances psycho-actives.

Selon ce rapport, 257 cas d’effets indésirables ont été signalés à l’Anses, dont 212 pouvaient être analysés. «Le rôle des DBE caféinées a été jugé +vraisemblable ou très vraisemblable+ pour 25 cas, soit 12% des signalements», indique Franck Fourès, directeur adjoint santé alimentation à l’Anses.

Plus globalement, l’Anses appelle «à la modération» de la consommation des boissons caféinées, et à encadrer la promotion des BDE, dans «les contextes à risque, soit avec l'alcool ou lors d'un exercice physique.

(AFP)

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