18.10.2020 à 09:26

Élections cantonalesLes bourgeois visent la majorité au gouvernement bâlois

L’entente bourgeoise tentera de ravir la majorité actuellement détenue par le PS et l’Alliance verte dimanche lors des élections cantonales bâloises.

La présidente du gouvernement bâlois Elisabeth Ackermann (Verts) devra défendre sa place face à la libérale Stephanie Eymann, une juriste libérale.

La présidente du gouvernement bâlois Elisabeth Ackermann (Verts) devra défendre sa place face à la libérale Stephanie Eymann, une juriste libérale.

KEYSTONE

Les partis bourgeois tentent une nouvelle fois de faire tomber la majorité rouge-verte au gouvernement de Bâle-Ville lors des élections cantonales de dimanche prochain. Ils visent le siège du département présidentiel occupé par Elisabeth Ackermann (Verts).

Le PS et l’Alliance verte (Verts et Basta!) détiennent quatre sièges sur sept à l’exécutif depuis 2005. Malgré le départ des deux sortants socialistes Christoph Brutschin et Hans-Peter Wessels, les trois sièges du PS ne semblent pas menacés.

Pas de souci pour Beat Jans

La réélection de Tanja Soland, cheffe du département des finances, semble acquise. Elle a été élue lors d’une partielle en 2019 et a succédé à Eva Herzog. Les deux autres candidats socialistes, le conseiller national Beat Jans et le député au Grand Conseil Kaspar Sutter, devraient faire leur entrée à l’exécutif sans connaître de difficulté.

Dans le camp bourgeois, les trois sortants Conradin Cramer (parti libéral – PLS), Lukas Engelberger (PDC) et Baschi Dürr (parti radical – PRD) se représentent. Ils devraient conserver leur siège. Les journaux locaux estiment que seul Baschi Dürr, à la tête du département de la sécurité, pourrait connaître une réélection difficile.

Pour tenter de ravir le siège d’Elisabeth Ackermann, l’entente bourgeoise (PLS, PRD et PDC) présente la libérale Stephanie Eymann. Cette juriste de 40 ans a travaillé au département de la police de Bâle-Campagne avant de redéposer ses papiers durant l’été 2019 à Bâle, ville où elle a grandi.

UDC hors de l’alliance bourgeoise

Les Vert’libéraux visent, eux aussi, le département présidentiel. Ils présentent Esther Keller, députée au Grand Conseil. Contrairement aux dernières élections cantonales, l’entente bourgeoise ne s’est pas alliée cette année avec l’UDC qui part seule au combat avec l’avocat Stefan Suter. Trois autres candidats, qui n’ont pratiquement aucune chance d’être élus, visent un siège à l’exécutif.

Pour l’élection du parlement, on ne s’attend pas à de grands bouleversements dans les rapports de force entre la gauche et la droite. Le PS (35 élus) et l’Alliance verte (13) occupent actuellement 48 sièges sur 100. L’Alliance bourgeoise compte 34 élus. Au sein de l’alliance, le PLS (15 sièges) pourrait progresser une nouvelle fois, comme il y a quatre ans, aux dépens de ses alliés.

L’UDC en difficulté

L’UDC pourrait avoir du mal à conserver ses 15 sièges. Le parti avait déjà vu son électorat se réduire il y a quatre ans et il a perdu son siège au Conseil national lors des dernières élections fédérales. De plus, six sortants ne se représentent pas, dont le président du parti.

La suppression du quorum de 4% pour obtenir un siège au parlement devrait profiter aux petits partis, notamment aux Vert’libéraux qui ne disposent actuellement que de trois sièges.

(ATS/NXP)

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