Londres - Les bureaux déserts de la City reconvertis en logements
Publié

LondresLes bureaux déserts de la City reconvertis en logements

Le télétravail a vidé une bonne partie des locaux du célèbre quartier d’affaires londonien. 1500 nouveaux logements prendront la place de bureaux laissés vacants.

Cette initiative a également pour but de rendre plus vivant un quartier qui compte peu d’habitants.

Cette initiative a également pour but de rendre plus vivant un quartier qui compte peu d’habitants.

AFP

Déserté en raison de l’essor du télétravail pendant la crise sanitaire, le quartier des affaires londonien de la City a annoncé mardi vouloir convertir des bureaux laissés vacants afin de créer 1500 nouveaux logements d’ici 2030. Cette mesure fait partie d’un plan d’action plus large dévoilé dans un communiqué et censé permettre à la célèbre City de s’adapter à la nouvelle donne économique et sociale post-pandémie.

Quartier vide

Quartier autrefois bouillonnant et symbole du puissant secteur de la finance, il a été en grande partie vidé de ses travailleurs et ces derniers ne reviennent que très lentement, faisant craindre des effets de long terme sur son attractivité.

Son plan d’action, publié avec l’aide du cabinet Oliver Wyman, prévoit de travailler avec des promoteurs immobiliers afin de créer de nouveaux bâtiments à faible empreinte carbone, ou d’en rénover d’autres.

L’objectif, outre de créer des logements, sera de proposer des espaces d’accueil pour le commerce, la culture ou les jeunes entreprises. «L’espoir est à l’horizon alors que notre économie commence à rouvrir et ramène un semblant de normalité dans la vie de la City», déclare William Russell, Lord-maire de la City.

Peu d’habitants

La City, qui compte peu d’habitants, entend également trouver les moyens de donner une vie au quartier durant les week-ends et en soirée. Elle pourrait par exemple décider d’interdire l’accès aux véhicules les samedis et dimanches pendant l’été, ou de lancer des événements culturels de nuit. Enfin, il s’agira d’encourager la population à s’y promener, y faire du vélo et y passer plus de temps.

«Les entreprises nous ont dit qu’elles voulaient rester présentes dans le centre de Londres mais que la manière dont elles fonctionnent va inévitablement changer pour tenir compte des tendances post-pandémie telles que la flexibilité du travail», souligne Catherine McGuinness, cheffe politique de la City.

«L’inclusion, l’innovation et le respect de l’environnement devront être au cœur de la future City. Nous restons confiants dans le fait que le Square Mile (autre nom du quartier, qui ressemble à un carré d’une longueur d’un mile, ndlr) retrouvera son bourdonnement et sa vitalité», selon elle.

(AFP)

Votre opinion