14.09.2020 à 12:00

SuisseLes cas d’encéphalites à tiques ont atteint un nouveau pic

Près de 400 méningo-encéphalites provoquées par des tiques ont été signalées en Suisse entre janvier et fin août. Il s’agit du plus haut nombre de cas enregistrés pendant cette période depuis 1988, selon l’Office fédéral de la santé publique.

Les piqûres de tiques peuvent provoquer de graves problèmes de santé.

Les piqûres de tiques peuvent provoquer de graves problèmes de santé.

KEYSTONE/DPA dpa-Zentralbild

En Suisse, le nombre de méningo-encéphalites verno-estivales (MEVE) provoquées par les tiques a atteint un niveau record cette année. Ainsi 388 cas ont été signalés de janvier à fin août, soit plus que jamais depuis 1988.

Rien qu’au mois d’août, 34 cas ont été enregistrés, comme l’écrit l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) dans son Bulletin hebdomadaire publié lundi. Une des raisons est que de nombreuses personnes ont profité cet été de la météo favorable pour faire des activités en plein air, selon l’OFSP.

Par ailleurs, les restrictions liées au coronavirus ont eu des effets sur l’accès à la vaccination, en raison du report des interventions non urgentes. En outre, les personnes étaient moins disposées à aller se faire vacciner, de peur de contracter le virus dans un cabinet médical, d’après l’OFSP.

La MEVE est une maladie soumise à déclaration obligatoire depuis 1988. Le nombre de cas est sujet à de grandes fluctuations d’une saison à l’autre. Depuis 2000, entre 43 et 388 cas ont été signalés dans la période de janvier à fin août.

La vaccination contre la MEVE est «recommandée» aux adultes et aux enfants à partir de 6 ans, dans les régions à risque, rappelle l’OFSP. Tous les cantons sauf ceux de Genève et du Tessin sont concernés.

Cas de borréliose

L’OFSP recense également le nombre de consultations médicales à la suite d’une piqûre de tique et le nombre de cas de borréliose, aussi appelée maladie de Lyme. De janvier à fin août, l’OFSP estime à 21’800 le nombre de visites chez le médecin pour une morsure de tique et à 12’600 celui de cas aigus de la maladie de Lyme. Les formes chroniques de borréliose sont déclarées mais pas comprises dans le rapport.

Selon l’OFSP, le nombre de cas de borréliose correspond à la moyenne des années passées. Celui des visites chez le médecin de famille en raison d’une piqûre de tique semble en revanche plus élevé que les années précédentes, mais inférieur à 2018.

«Cette année encore, un nombre important de piqûres et de maladies transmises par les tiques ont été déclarées», estime l’OFSP. Il appelle donc à plus de prévention et évoque l’application gratuite pour smartphone «Tiques», développée par la Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW), qui propose des cartes et des conseils.

(ATS/NXP)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!