États-Unis: Les catholiques priés d’éviter le vaccin de Johnson & Johnson
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États-UnisLes catholiques priés d’éviter le vaccin de Johnson & Johnson

Pour la Conférence des évêques catholiques des États-Unis mieux vaut utiliser des doses venues de Pfizer ou Moderna.

par
R.M.
Le vaccin de Johnson & Johnson, produit par sa filiale Jenssen.

Le vaccin de Johnson & Johnson, produit par sa filiale Jenssen.

AFP

Le vaccin de Johnson & Johnson (produit par Jenssen) a reçu il y a dix jours aux États-Unis le feu vert des autorités sanitaires. Mais voilà que les catholiques sont priés d’éviter ce vaccin unidose et de privilégier ceux de Moderna ou de Pfizer.

Le problème? Il a été «développé, testé et produit à laide de lignées cellulaires dérivées de lavortement», selon la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB). Il suscite donc des «préoccupations morales», a-t-il été communiqué.

L’USCCB est cependant favorable à la vaccination, décrite comme «un acte de charité qui sert le bien commun». Donc l’organisation n’interdit pas le vaccin de Johnson & Johnson à ses fidèles. «Lorsque les vaccins éthiquement irréprochables ne sont pas disponibles il est moralement acceptable de recevoir des vaccins qui ont utilisé des lignées cellulaires de fœtus avortés dans leur processus de recherche et de production», est-il indiqué.

Cependant, est-il précisé, si le choix est possible il faudrait opter pour le vaccin qui serait le plus «éthique» aux yeux de l’église catholique américaine: «si l’on a la possibilité de choisir un vaccin, les vaccins Pfizer ou Moderna doivent être choisis par rapport à ceux de Johnson & Johnson.»

D’autres vaccins par le passé

La société pharmaceutique américaine Johnson & Johnson a noté qu'«il ny a pas de tissu fœtal» dans les doses de vaccin, a rapporté l’Associated Press. Mais l’agence de presse a constaté que la société na pas contesté que des lignées cellulaires dérivées de lavortement sont utilisées dans la production de ses vaccins.

De son côté le «Guardian» rappelle que des lignées cellulaires dérivées de tissus avortés ont été utilisées par le passé dans le développement des vaccins contre la polio, la varicelle, lhépatite A ou encore le zona.

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