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FinancesLes centres urbains ont plus de charges que les autres communes

Les centres urbains des grandes et moyennes agglomérations doivent assumer davantage de charges financières que les autres communes du même canton.

L'agglomération lausannoise: un exemple type de centre urbain au centre de l'étude de l'Office fédéral du développement territorial.

L'agglomération lausannoise: un exemple type de centre urbain au centre de l'étude de l'Office fédéral du développement territorial.

PHILIPPE MAEDER-a

Alors que plusieurs villes ont mal à leurs finances, une nouvelle étude de l'Office fédéral du développement territorial vient enfoncer le clou.

Les données publiées mercredi datent de 2010 et, pour des raisons méthodologiques, excluent la troisième ville de Suisse, Bâle. Les chiffres varient en outre parfois beaucoup au sein d'une même catégorie.

Il n'en ressort pas moins que la charge dans les centres de grandes agglomérations (Zurich, Genève, Lausanne, Berne) est presque deux fois plus élevée (73%) que dans le reste du canton. La différence est moins nette (33%) dans les agglomérations moyennes (comme Bienne, Fribourg, Neuchâtel, Sion ou Vevey-Montreux).

Elle atteint 9% dans les petites agglomérations (Bulle, Delémont, La Chaux-de-Fonds-Le Locle, Monthey Aigle, Sierre-Montana ou Yverdon-les-Bains). La charge est surtout plus lourde dans les domaines de la sécurité sociale et de l'ordre public ainsi dans le domaine de la culture, des sports, des loisirs et de l'église.

Supplément par habitant

La relation avec les communes périphériques est ambigüe. Ces dernières affrontent généralement des coûts plus bas, proches du reste du canton. Par rapport à elles, les centres doivent assumer un supplément par habitant pouvant atteindre 1000 à 2000 francs par habitant, voire même 3600 francs dans le cas de Zurich.

Dans la région zurichoise ou lausannoise, certaines communes très urbanisées et proches du centre rencontrent néanmoins les mêmes problèmes en matière de sécurité sociale. Ce phénomène ne s'observe pas autour de Berne ou de Genève ni dans les autres secteurs d'activité.

Davantage de revenus

Si les centres d'agglomération ont plus de charges, ils ont aussi davantage de revenus, grâce à des habitants plus riches mais surtout à l'implantation d'entreprises. Ils tirent aussi bénéfice des systèmes cantonaux de péréquation financière.

Mais cela ne suffit pas toujours, d'où la nécessité d'augmenter les impôts. Dans les centres des grandes agglomérations, les taux sont de 2 à 4% plus élevés que dans le reste du canton. La différence grimpe à 10 ou 13% dans les petites agglomérations alors qu'elle est quasi inexistante dans les moyennes agglomérations.

(ats)

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