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Trafic ferroviaireLes CFF prévoient de fermer des guichets de vente

Comme toujours plus de voyageurs achètent leur titre de transport sur internet ou par téléphone mobile, les CFF entendent fermer des guichets ces prochaines années. Le nombre est encore incertain.

Les CFF entendent fermer des guichets ces prochaines années. (Photo d'illustration)

Les CFF entendent fermer des guichets ces prochaines années. (Photo d'illustration)

«Il est clair que nous ne pourrons pas simplement ajouter des nouveaux canaux de vente sans réduire les points actuels», déclare le président du conseil d'administration des CFF Ulrich Gygi dans la SonntagsZeitung.

Il y a dix ans, près de la moitié des passagers achetaient encore leur billet au guichet. Aujourd'hui, ils ne sont plus qu'un quart. Les CFF estiment que d'ici dix ans, neuf billets sur dix seront achetés en «self-service», poursuit Ulrich Gygi.

Les alternatives au guichet doivent toutefois bien fonctionner, souligne le président de l'entreprise: outre la vente en ligne, des centrales d'appel pourraient être envisagées, «où quelqu'un répond effectivement au téléphone».

Une offre combinée dans les commerces, à l'instar de la Poste, n'est pas prévue, l'assortiment des billets des CFF étant trop complexe. Un essai de paiement de factures au guichet des CFF a échoué en 2013 après une phase-pilote d'un an et demi.

Ulrich Gygi met en garde contre une augmentation des pannes

Le président des CFF Ulrich Gygi veut davantage d'argent pour l'entretien du réseau ferroviaire. Dans la presse dominicale alémanique, il avertit que l'entretien pourrait pâtir de la future extension du réseau. Conséquence: une augmentation des perturbations et des retards.

«Aujourd'hui déjà, le nombre de dérangements annuels se compte en centaine», a déclaré le président du conseil d'administration. Ces pannes ne doivent pas augmenter, sinon nous aurons un problème de ponctualité et les clients seront mécontents.

Si le programme de développement 2025 n'est pas touché, Ulrich Gygi prédit une «lutte politique acharnée» pour l'étape 2030. Les projets ne sont pas fondamentalement en péril, mais ici et là il faudra une prolongation dans le temps.

Cela pose certes des difficultés aux politiciens, qui ont des idées claires sur l'extension du réseau mais qui ne s'intéressent guère à son entretien. «Mais si le nombre de dérangements et de chantiers augmente parce que les moyens ne suffisent pas et que l'horaire ne peut plus être tenu, cela veut bien dire qu'il faut investir», explique Ulrich Gygi. Il ne précise cependant pas les sommes en question.

Actuellement, l'entretien et le maintien du réseau coûtent près de 1,6 milliard de francs par an. A l'avenir, il pourrait s'agir de 2 milliards.

Le changement d'heure s'est fait sans problème pour les CFF

Connexions de trains, automates à billets et horloges des gares: le passage à l'heure d'été dans la nuit de samedi à dimanche s'est fait sans anicroche pour les CFF, a déclaré une porte-parole de l'entreprise à l'ats.

Une cinquantaine de trains étaient concernés dans toute la Suisse par le changement, surtout dans le RER zurichois et tessinois. Les horloges ainsi que les appareils à billets subissent une modification automatique.

Le système de l'heure d'été a été introduit en Suisse en 1981 pour s'aligner sur les pays voisins et sur fond d'économies d'énergie. Cette année, elle durera jusqu'au 24/25 octobre, qui permettra de rattraper l'heure de sommeil perdue.

(ats)

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