Actualisé 06.02.2019 à 05:58

Les Chevalleyres: il s'agit bien d'un loup!

Rencontre

Un jeune automobiliste a pris des clichés du prédateur quand il faisait face à un taxi.

par
Vincent Donzé
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Un automobiliste a transmis au «Matin» des clichés du prédateur.

Un automobiliste a transmis au «Matin» des clichés du prédateur.

Le Matin/Reporter Mobile
Un automobiliste a transmis au «Matin» des clichés du prédateur.

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Un automobiliste a transmis au «Matin» des clichés du prédateur.

Un automobiliste a transmis au «Matin» des clichés du prédateur.

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Un chauffeur de Taxi Châtel a publié hier des photos d'un loup aperçu aux Chevalleyres, du côté de Blonay (VD). Quelques heures plus tard, un automobiliste a transmis au «Matin» des clichés du prédateur face à la Mercedes du chauffeur. Étonnant!

«C’est moi qui ai vu le loup en premier», raconte Pedro Xavier, 19 ans. Lundi après-midi, après son travail dans un EMS, cet apprenti assistant social a décidé de rouler sur le chemin des vignes du côté de Châtel-Saint-Denis pour mesurer la couche neigeuse en montagne.

Tout en haut

D'un coup, un loup est apparu sortant d'un bois, tout en haut de la montagne. «Je prenais des photos de la neige quand je l'ai aperçu», raconte Pedro Xavier.

Visiblement perturbé par le bruit de la voiture qui roulait à vingt mètres de lui, le loup a surgi sur la route. «J'ai eu peur pour lui et j'ai enclenché mes feux clignotants pour le sécuriser», commente Pedro Xavier.

Le loup est retourné dans le champ et c'est à ce moment que le chauffeur de taxi Cazim Mehmeti l'a filmé à son tour, après 16 heures.

Petites et pointues

L'un et l'autre ont été frappés par les oreilles de l'animal, petites et pointues. «La grandeur de sa gueule et de ses pattes ont aussi attiré mon attention», précise Pedro Xavier.

Devant les clichés pris par les deux hommes, le biologiste jurassien Jean-Marc Landry l'atteste: il s'agit bien d'un loup, pas d'un chien-loup.

En dispersion

«Cela peut être un jeune loup en dispersion qui recherche un nouveau territoire», explique Jean-Marc Landry. Dispersion? «Il y a trois périodes de dispersion dans l'année. Avant les naissances (mai), quand tout le groupe quitte le site de rendez-vous (automne) et pendant la période de reproduction (février-mars)», détaille le biologiste.

Il y a deux ans, à la même période, un loup a été filmé à Bulle (FR). Le service fribourgois des forêts et de la faune estimait alors qu'il s'agissait d'un jeune adulte ayant quitté sa meute en quête d'un nouveau territoire, en provenance du Valais, des Grisons ou même d'Italie.

Dans l'inconnu

«Dès qu'un loup quitte le territoire parental, il est dans l'inconnu», précise Jean-Marc Landry, en évoquant «une phase normale de sa vie». Sans danger pour l'homme, le loup est alors à la recherche d'un endroit tranquille.

«Parfois, on a le sentiment que le loup est un peu perdu et effrayé quand il s'aventure dans des zones périurbaines ou d'habitation», poursuit Jean-Marc Landry. C'était le cas lundi aux Chavelleyres: «Il tenait sa queue entre les pattes en nous regardant du coin de l'oeil», commente Pedro Xavier.

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