11.11.2019 à 08:14

Les chèvres préfèrent les visages souriants

Le premier qui rira...

Une récente étude indique que tout comme les chiens, les chèvres sont capables de décrypter les émotions humaines.

par
lematin.ch
D'après une étude menée à Londres, les chèvres sont capables de décrypter les émotions sur un visage humain.

D'après une étude menée à Londres, les chèvres sont capables de décrypter les émotions sur un visage humain.

iStock/maximili

Les chèvres sont capables d'interpréter les expressions faciales humaines, si l'on en croit les conclusions d'une étude réalisée à la Queen Mary University of London, en Angleterre. Et ce n'est pas tout: elles ont une nette préférence pour les visages souriants.

Menée par cinq chercheurs, l'étude publiée dans la revue scientifique Royal Society Open Scienceet relayée dans divers médias anglo-saxons visait à déterminer si les animaux domestiqués pour la production, comme les chèvres, sont aussi sensibles aux manifestations d'émotions humaines que les animaux domestiqués en tant que compagnons, comme les chiens.

En 2017 déjà, des chercheurs de l'Université d'Helsinki, en Finlande, avaient démontré que les chiots sont généralement attirés par les photos montrant des visages souriants. L'effet était encore plus fort lorsqu'il s'agissait du visage de leur propriétaire.

Deux photos, deux émotions et un enclos

Dans le cadre de l'étude sur les chèvres, les chercheurs ont attachés deux photos à deux extrémités d'un enclos d'environs 36 mètres carrés dans lequel se trouvait un groupe de chèvres domestiques. L'une des photos montrait une personne visiblement heureuse, l'autre une personne visiblement en colère.

Les chèvres ont ensuite pu errer librement dans l'espace. Toutes ont alors délaissé le cliché au visage en colère et se sont approchées du visage souriant. Les chercheurs ont répété l'expérience à plusieurs reprises et ont obtenu des résultats similaires.

L'emplacement joue un rôle

En déplaçant les photographies, ils ont néanmoins observé une curieux phénomène: chaque fois que l'image souriante était placée sur le côté droit de l'enclos, toutes les chèvres y semblait attirées. Cependant, leur intérêt était bien moins marqué lorsque la photographie était placée sur le côté gauche.

Les auteurs de la recherche attribue cette différence de comportement au fait que les chèvres n'utilisent qu'un côté de leur cerveau pour traiter l'information.

Ils concluent néanmoins que les chèvres peuvent non seulement distinguer les différentes expressions faciales humaines, mais elles préfèrent aussi généralement les visages manifestement heureux.

«Ces résultats suggèrent que la capacité des animaux à percevoir les indices faciaux humains n'est pas limitée à ceux qui ont une longue histoire de domestication comme compagnons, et peut donc être beaucoup plus répandue qu'on ne le croyait auparavant», résument les auteurs de l'étude.

LPH

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