Brésil: Les citoyens rejettent le nouveau gouvernement
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BrésilLes citoyens rejettent le nouveau gouvernement

Le nouveau président n'obtient que 14% de soutien, selon un sondage publié mardi.

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La Cour suprême du Brésil s'est prononcée en faveur de la libération de José Dirceu, ex-chef de cabinet de Lula, condamné pour corruption dans le méga-scandale Petrobras. (Mardi 2 mai 2017)

La Cour suprême du Brésil s'est prononcée en faveur de la libération de José Dirceu, ex-chef de cabinet de Lula, condamné pour corruption dans le méga-scandale Petrobras. (Mardi 2 mai 2017)

Keystone
Réforme des retraites, crise économique, éducation, scandale de la viande avariée: les raisons de protester ne manquent pas au Brésil. Le mouvement Vem Pra Rua a appeler dimanche à manifester contre la corruption, à travers tout le pays. (Image d'illustration - 15 mars 2017)

Réforme des retraites, crise économique, éducation, scandale de la viande avariée: les raisons de protester ne manquent pas au Brésil. Le mouvement Vem Pra Rua a appeler dimanche à manifester contre la corruption, à travers tout le pays. (Image d'illustration - 15 mars 2017)

Keystone
A la mi-mars, une enquête policière de deux ans a révélé que des douzaines de collaborateurs des autorités sanitaires ont été corrompus pour certifier que la viande avariée était propre à la consommation. Malgré 30 arrestations et la fermetures de plusieurs usines, le scandale ne fait que s'empiler aux récentes révélation de corruption dans l'affaire Petrobras. (Image - 21 mars 2017)

A la mi-mars, une enquête policière de deux ans a révélé que des douzaines de collaborateurs des autorités sanitaires ont été corrompus pour certifier que la viande avariée était propre à la consommation. Malgré 30 arrestations et la fermetures de plusieurs usines, le scandale ne fait que s'empiler aux récentes révélation de corruption dans l'affaire Petrobras. (Image - 21 mars 2017)

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Le gouvernement du président conservateur brésilien, Michel Temer, n'a le soutien que de 14% de la population. A l'inverse, 39% de ses concitoyens le rejettent, pratiquement comme en juillet avant qu'il prenne pleinement ses fonctions, selon un sondage.

En juillet, quand M. Temer n'était encore que président par intérim, 13% des Brésiliens approuvaient son gouvernement et 39% y étaient opposés, rappelle l'institut Ibope mardi.

Il s'agit de la première enquête diffusée après la destitution de la présidente de gauche Dilma Rousseff le 31 août pour maquillage des comptes publics, et son remplacement par M. Temer. Elle révèle que 34% des Brésiliens qualifient son gouvernement de «passable».

Mme Rousseff accuse M. Temer, son ex-vice-président, d'avoir orchestré un «coup d'Etat» parlementaire contre elle. La priorité du gouvernement Temer, qui a la sympathie des marchés, est de relancer l'économie en pleine récession dans ce pays dont le taux de chômage atteint 11,8%, un record.

En 2015, le PIB a reculé de 3,8% et devrait encore baisser de 3% cette année, avant de repartir à la hausse en 2017, selon les prévisions. Un total de 2002 personnes ont été interrogées dans le cadre de cette enquête d'Ibope du 20 au 25 septembre et dont la marge d'erreur est de deux points de pourcentage.

(ats)

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