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SportLes clubs peinent à écarter les entraîneurs pédophiles

Au Tessin,un entraîneur de natation a pu sévir pendant des années avant de tomber. Certains ont-ils fermé les yeux? Possible. Dans le milieu du sport, l'omerta, le déni existent encore.

par
Le Matin Dimanche
L'ancien entraîneur de l'équipe nationale de natation (bandeau noir) a abusé d'au moins quinze nageurs, à 400 reprises entre 1998 et 2011.

L'ancien entraîneur de l'équipe nationale de natation (bandeau noir) a abusé d'au moins quinze nageurs, à 400 reprises entre 1998 et 2011.

Samuel Golay/Ti-Press

L'homme condamné au Tessin cette semaine a choqué toute la Suisse. Cet ancien entraîneur de l'équipe nationale de natation a pris 11 ans de prison pour abus sexuels sur des enfants. Entre 1998 et 2011, il a abusé d'au moins quinze nageurs à 400 reprises. Cette affaire, ajoutée à trop d'autres, est symptomatique du problème: les clubs sportifs ont de la peine à écarter les entraîneurs pédophiles. Ils sont peu informés, parfois naïfs, souvent pris au dépourvu tant ils ont besoin d'aide de bénévoles.

Abus sexuels

Parfois, on ferme aussi les yeux parce que le suspect est un entraîneur réputé, une figure du club, et que les résultats sportifs des enfants sont bons. «Dans le sport, les associations deviennent des familles. Il est plus difficile de croire à un abus lorsqu'on connaît la personne en cause. On a tendance à fermer les yeux», explique la psychologue Laure Lambelet, membre de l'association Mira, spécialisée dans la prévention d'abus sexuels dans les milieux de loisir, et partenaire de nombreux clubs sportifs.

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