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PhotosLes combats de Thomas Minder en images

Retour sur les coups d'éclats de Thomas Minder, devenu en quelques années une figure incontournable de la politique suisse.

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Thomas Minder pose avec les membres de son comité dans un hôtel de Schaffhouse qui lui a servi de stamm pour la journée. (3 mars 2013)

Thomas Minder pose avec les membres de son comité dans un hôtel de Schaffhouse qui lui a servi de stamm pour la journée. (3 mars 2013)

AFP
Thomas Minder était assailli par les médias. (3 mars 2013)

Thomas Minder était assailli par les médias. (3 mars 2013)

AFP
Thomas Minder, aux anges, apprend le Oui massif des Suisses à son initiative dans un Hôtel de Schaffhouse où règne l'agitation médiatique. (3 mars 2013)

Thomas Minder, aux anges, apprend le Oui massif des Suisses à son initiative dans un Hôtel de Schaffhouse où règne l'agitation médiatique. (3 mars 2013)

Keystone

Thomas Minder, entrepreneur furieux contre l’avidité des grands patrons, a obtenu dimanche le plus grand succès de sa carrière. Pratiquement seul contre tous, le conseiller aux Etats schaffhousois s’est imposé contre l’élite économique et l’establishment politique.

Avec des moyens financiers modestes, le «Robin des bois des petits actionnaires» a conduit ces dernières semaines un combat héroïque pour défendre son initiative contre les rémunérations abusives. Sans rechigner à se jeter dans l’arène, il est intervenu lors d’innombrables assemblées de partis et de débats.

Thomas Minder a senti que le peuple partageait sa colère. L’initiative avait déjà propulsé le fabricant de soins buccaux à la Chambre des cantons lors des élections fédérales de 2011.

Son engagement personnel lui a permis de gagner le soutien de personnalités de l’UDC. Et la prime de 72 millions promise à Daniel Vasella a finalement donné un fier coup de pouce à sa cause. La marche arrière du président sortant de Novartis n’a rien pu y changer.

Thomas Minder a par ailleurs gagné le respect de ses adversaires. Pendant la campagne, ceux-ci ont reconnu que l’initiative avait eu le mérite de lancer la discussion sur les rémunérations des managers.

Swissair met le feu aux poudre

L’origine du combat de Thomas Minder remonte à 2001, année du grounding de Swissair. Le patron de la compagnie aérienne Mario Corti conclut un contrat juteux avec Trybol AG, l’entreprise appartenant à la famille Minder depuis trois générations.

Celle-ci est chargée de fabriquer des produits de soins corporels. Lors de la faillite de Swissair, les factures restent impayées, plongeant Trybol et ses 20 employés au bord du gouffre.

En même temps, Mario Corti se voit attribuer une prime de départ de plusieurs millions de francs. Une injustice qui met le feu aux poudres du patron schaffhousois. Cinq ans plus tard, il lance son initiative contre les salaires abusifs.

Dur à cuire

Thomas Minder est souvent décrit comme un homme décontracté mais dur à cuire et têtu, avec qui la collaboration est souvent difficile. Lui-même dit avoir les pieds sur terre mais aborder les sujets de manière «non filtrée».

Il se plaît aussi dans son image d’enfant terrible. Son intervention lors de l’assemblée des actionnaires de l’UBS en 2008 est quasi légendaire. Le Schaffhousois s’était fait éjecter après avoir tenté de remettre à Marcel Ospel, alors président, un code des obligations.

D’autres combats à l’horizon

Sous la coupole, le parlementaire sans parti aime pester contre les lobbyistes ou ses collègues députés. Au Conseil des Etats, il prend la parole sur pratiquement tous les objets. Il ne recherche pas forcément des alliés. Ses motions ne portent souvent que sa seule signature.

Mais avec le succès de son initiative, un combat de près de sept années a touché à son but. Thomas Minder ne s’assagira pas pour autant. «Mon carquois est encore plein de problèmes qui doivent être réglés à Berne», a-t-il récemment déclaré.

(ats)

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