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SyrieLes combats font rage au sud d'Alep

L'opposition syrienne estime que la trêve (qui exclut les combats contre Al-Qaïda et Daech) est sur le point de s'effondrer.

(Image prétexte - un combattant rebelle dans le Sud d'Alep - 13 mars 2016)

(Image prétexte - un combattant rebelle dans le Sud d'Alep - 13 mars 2016)

Reuters

Les forces gouvernementales syriennes et leurs alliés ont affronté des combattants d'Al-Qaïda et d'autres groupes de rebelles samedi soir au sud d'Alep, a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Les insurgés ont réussi à gagner du terrain.

Ces derniers, parmi lesquels figurent des combats du front al-Nosra, la filiale syrienne d'Al-Qaïda, ont lancé l'assaut dans le sud et le sud-ouest d'Alep, indique l'OSDH, une ONG basée à Londres, qui suit les combats au jour le jour grâce à un réseau d'informateurs sur le terrain.

Les rebelles se sont emparés de deux hauteurs. L'aviation syrienne, appuyée par l'armée de l'air russe, a pilonné le secteur, précise l'OSDH.

Les organisations liées à Al-Qaïda et à l'Etat islamique sont exclues du champ d'application de l'accord de cessation des hostilités, entré en vigueur fin février.

La trêve sur le point de s'effondrer

Or, la trêve «est sur le point de s'effondrer», estime dans une interview publiée dimanche par le Journal du Dimanche Bassma Kodmani, membre de la délégation du haut comité des négociations (HCN) de l'opposition syrienne. «Ces dix derniers jours, on a même assisté à une détérioration très grave».

L'utilisation des barils d'explosifs par le régime de Bachar el-Assad a repris, selon elle. «La mission américano-russe chargée de la surveillance du cessez-le-feu est impuissante», affirme-t-elle.

Les pourparlers de paix de Genève doivent reprendre le 13 avril. Ils visent à mettre en oeuvre une transition politique pour sortir la Syrie d'une guerre qui a fait plus de 270'000 morts en cinq ans et des millions de réfugiés.

Selon la feuille de route de l'ONU, ils doivent aboutir à la mise en place d'un organe de transition d'ici l'été, puis à l'organisation d'élections législatives et présidentielle dans les 12 mois suivants.

(ats)

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