Golfe d’Aden - Les corps de 25 migrants retrouvés au large du Yémen
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Golfe d’AdenLes corps de 25 migrants retrouvés au large du Yémen

Deux jours après qu’un bateau bondé a chaviré, des pêcheurs ont récupéré lundi au moins 25 dépouilles dans les eaux du golfe d’Aden.

Il y a deux jours, un bateau transportant entre 160 et 200 personnes, selon les autorités locales, s’est renversé au large du Yémen. Au moins 25 corps ont été retrouvés lundi.

Il y a deux jours, un bateau transportant entre 160 et 200 personnes, selon les autorités locales, s’est renversé au large du Yémen. Au moins 25 corps ont été retrouvés lundi.

Photo d’illustration/AFP

Des pêcheurs ont retrouvé lundi au moins 25 corps de migrants qui tentaient apparemment d’atteindre le Yémen dans l’espoir de rejoindre les riches États du Golfe, a annoncé un responsable local yéménite.

«Les pêcheurs ont retrouvé 25 corps dans la mer», près du détroit de Bab al-Mandeb et de Djibouti, a indiqué Jalil Ahmed Ali, ajoutant que le bateau s’était «renversé il y a deux jours et transportait entre 160 et 200 personnes». Le sort des autres personnes n’est pas connu.

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a confirmé le naufrage d’une embarcation dans cette zone, précisant que les circonstances exactes de l’accident n’étaient pas claires.

«L’enfer» des migrants

Le bateau a coulé près des côtes de Ras al-Ara, dans la région de Lahj (sud), une zone surnommée «l’enfer» des migrants par les ONG.

Malgré le conflit qui ravage le Yémen, les migrations clandestines se poursuivent à partir de l’Éthiopie notamment.

«Nous avons retrouvé 25 corps (de migrants) qui se sont noyés lorsqu’un bateau transportant des dizaines d’entre eux a coulé vers les côtes yéménites», a raconté l’un des pêcheurs.

Les riches pays pétroliers du Golfe, comme l’Arabie saoudite ou les Émirats arabes unis, accueillent une importante main-d’œuvre étrangère venue du sous-continent indien ou d’Afrique.

32’000 personnes bloquées au Yémen ravagé par la guerre

Ces derniers mois, des dizaines de migrants sont morts dans le détroit de Bab al-Mandeb qui sépare Djibouti du Yémen, une route majeure pour le commerce international mais aussi les migrations et le trafic d’êtres humains.

Bloqués dans le Yémen en guerre, nombreux migrants font aussi le chemin inverse. En avril, au moins 42 migrants sont morts au large de Djibouti après que leur bateau, parti du Yémen, a chaviré, selon l’OIM.

L’organisation estime à 32’000 le nombre de migrants, principalement éthiopiens, toujours bloqués dans le pays dévasté par plus de six ans de guerre civile et plongé dans ce que l’ONU qualifie de pire désastre humanitaire en cours dans le monde.

(AFP)

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