Actualisé 30.08.2019 à 13:55

Les cosmonautes privés de leur pipi porte-bonheur

Russie

Leur nouvelle combinaison spatiale présente une lacune de taille: elle n'a plus de braguette.

par
AFP/Le Matin
Ce n'est pas évident sur cette photo, mais la combinaison n'a pas de braguette. Son fabricant pourrait toutefois l'adapter si les cosmonautes en ressentent le besoin... pressant.

Ce n'est pas évident sur cette photo, mais la combinaison n'a pas de braguette. Son fabricant pourrait toutefois l'adapter si les cosmonautes en ressentent le besoin... pressant.

Keystone

Le prototype de combinaison baptisé SOKOL-M a été montré au public jeudi lors d'un salon d'aéronautique près de Moscou. Il devra remplacer à l'avenir les combinaisons portées lors des lancements vers la Station spatiale internationale. Selon son constructeur, la firme aérospatiale russe Zvezda, la combinaison est faite de «nouveaux matériaux» et adaptable à différentes corpulences. Alors que les modèles actuels doivent être faits sur mesure pour chaque cosmonaute.

Pratique lancée par Gagarine

Il existe cependant un problème de taille: la nouvelle combinaison n'a pas de braguette, ce qui empêchera les cosmonautes de poursuivre un rituel initié par Youri Gagarine avant le premier vol d'un humain dans l'espace en 1961. Il avait été pris d'une envie pressante juste avant de s'envoler et avait uriné sur la roue arrière droite du bus l'emmenant vers le pas de tir.

Ce geste est depuis répété par les cosmonautes masculins en son hommage et pour leur porter chance. Les femmes ne sont pas obligées de suivre cette tradition mais certaines apportent une fiole d'urine avec laquelle elles aspergent la roue. Le fabricant a toutefois indiqué aux agences russes que le design de la combinaison pourrait être «adapté» pour conserver ce rituel.

Très superstitieux

Les lancements de fusées Soyouz dans l'espace font l'objet de nombreux autres rituels comme le visionnage d'un classique du cinéma soviétique des années 1970 diffusé à chaque équipage la veille de son départ. Le jour du vol, les spationautes signent d'abord la porte de leur chambre d'hôtel, puis doivent trinquer avec le personnel.

Par superstition, ils n'ont pas le droit d'assister à l'érection du lanceur sur son pas de tir. Mais ils n'ont pas à s'inquiéter: la fusée est bénie par un prêtre orthodoxe selon une autre tradition instituée en 1993, après la chute de l'URSS.

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