États-Unis: Les créations d’emplois explosent dans les bars et restos
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États-UnisLes créations d’emplois explosent dans les bars et restos

Les postes dans la restauration sont en plein boom grâce à l’assouplissement des restrictions sanitaires, annonce vendredi le département du Travail.

La réouverture des restaurants, bars et cafés (comme ici, à New York), autorisés à accueillir des clients jusqu’à 25% de leur capacité, a boosté le secteur de l’emploi aux Etats-Unis. 

La réouverture des restaurants, bars et cafés (comme ici, à New York), autorisés à accueillir des clients jusqu’à 25% de leur capacité, a boosté le secteur de l’emploi aux Etats-Unis.

AFP

Les créations d’emplois aux Etats-Unis ont bondi en février, en très grande majorité dans les bars et restaurants grâce à l’assouplissement des restrictions d’activité, par anticipation du mini-boom économique attendu au printemps, a annoncé vendredi le département du Travail.

En février, 379’000 emplois ont été créés, bien plus que les 200’000 attendus par les analystes. C’est près de trois fois plus qu’en janvier, dont les chiffres ont été révisés en forte hausse, à 166’000 au lieu des 49’000 initialement annoncés.

Ces emplois ont principalement été créés dans les bars et restaurants, mais aussi dans les autres activités liées aux loisirs et à l’hébergement, ainsi que dans les services de santé, la vente au détail, et l’industrie manufacturière.

En revanche, les postes liés à l’éducation, à la construction et à l’activité minière, ont reculé.

Le pire est passé

Ces bons chiffres suggèrent que le pire de la crise est désormais passé, et que les chefs d’entreprise, dont les secteurs d’activité repartent, semblent désormais tournés vers le mini-boom économique attendu au printemps.

La campagne de vaccination menée tambour battant et les aides publiques massives qui ont rempli les comptes en banque des Américains, devraient en effet préparer le terrain à une consommation euphorique. Il va toutefois falloir créer encore beaucoup d’emplois pour revenir au niveau prépandémique. La crise a détruit 22 millions d’emplois, dont une grosse moitié seulement a été recréée.

Le taux de chômage en revanche ne recule que très légèrement à 6,2% après 6,3% en janvier. Il était attendu stable.

Plus de chômeurs afro-américains

Ce début de reprise n’a en revanche pas profité à l’ensemble de la population, puisque les travailleurs noirs sont les seuls à avoir vu leur taux de chômage augmenter, passant de 9,2% à 9,9%.

Les chiffres ont également été révisés pour le mois de décembre, au cours duquel des emplois avaient été détruits, pour la première fois depuis avril 2020. Les destructions avaient été plus importantes que prévu, à 306’000 au lieu de 227’000.

(AFP)

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