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Trafics internationauxLes crimes environnementaux coûtent 258 milliards

L'ONU dénonce le braconnage et d'autres activités criminelles.

Des policiers thaïlandais montrent une valise pleine d'ivoire, parmi 700 kg saisis le 18 décembre 2015 à Bangkok.

Des policiers thaïlandais montrent une valise pleine d'ivoire, parmi 700 kg saisis le 18 décembre 2015 à Bangkok.

Le braconnage des espèces animales, l'exploitation minière et forestière illégale et les autres trafics de ressources naturelles ont rapporté en 2015 jusqu'à 258 milliards de dollars (252 milliards de francs) aux groupes criminels qui s'y livrent. Ces crimes «augmentent à un rythme alarmant», s'inquiète l'ONU.

Ces actes vont de l'extraction illégale de l'or par les cartels de la drogue colombiens à la destruction des forêts en République démocratique du Congo en passant par le massacre des éléphants d'Afrique. Ils croissent à un rythme deux à trois fois plus élevé que l'économie mondiale, précise un rapport publié samedi et élaboré par le programme de l'ONU pour l'environnement (PNUE) et Interpol.

Les sommes dépensées par les agences internationales luttant contre ces crimes (20 à 30 millions de dollars par an) ne représentent qu'une fraction de celles générées par les trafics, estimées entre 91 et 258 milliards de dollars (89 et 252 milliards de francs), en fonction des données disponibles, note le document.

25% des éléphants tués

Le trafic d'espèces ou de produits d'espèces animales menacées d'extinction, dont celui des défenses d'ivoire qui a provoqué la disparition d'un quart des éléphants d'Afrique en une décennie, est évalué entre 7 et 23 milliards de dollars par an.

Pointant du doigt l'insuffisance des moyens consacrés à la lutte contre le braconnage, le rapport note que le trafic d'ivoire en Tanzanie, un des pays les plus durement touchés, a rapporté à ses auteurs cinq fois plus d'argent que le budget gouvernemental consacré à la protection de la faune sauvage, soit 10,5 millions de dollars par an.

«Les sommes considérables générées par ces crimes permettent à des groupes criminels internationaux très organisés de poursuivre leurs activités, et alimentent l'insécurité dans le monde», souligne le directeur du PNUE, Achim Steiner.

(ats)

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