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PeopleLes Delon triomphent à Genève!

Mardi soir, lors de la première de la pièce «Une journée ordinaire» l'acteur et sa fille Anouchka ont été salués par une standing ovation. Un duo drôle et poignant.

par
Didier Dana
«Une journée ordinaire»

«Une journée ordinaire»

Michel Lamdi

Il est rare de sentir une salle totalement réceptive. Mardi soir à Genève, au Théâtre du Léman, l'audience était participative. Voir Alain Delon et sa fille Anouchka, sur scène, jouant le père et la fille, donne un sentiment d'appartenance à leur relation. Parfois, les commentaires spontanés fusent, comme si chacun des spectateurs faisait partie de ce huis clos familial. Lui, veuf et enfermé dans ses souvenirs, aimerait être un père parfait mais il est étouffant. «Un mur», dit sa fille de 20 ans qui lui tient tête et veut quitter le foyer pour aller s'installer chez un garçon. On rit franchement lors de leur face à face. La pièce s'anime encore lorsqu'il s'agit de rencontrer le jeune prétendant et l'amoureuse du pater familias bougon avant que les événements ne prennent un ton plus grave comme si Delon était inapte au bonheur, du moins dans le texte de l'auteur Eric Asssous.

Tous ceux qui ont vu Anouchka Delon dans ce rôle il y a 2 ans déjà sont unanimes: «Elle monte en puissance!» Après le spectacle, dans une loge fleurie par ses admirateurs, l'illustre paternel reçoit des visiteurs, fier comme un paon. «T'as vu?» dit-il comme pour chercher la confirmation du talent de son trésor. Celle qui n'était encore qu'une ado est devenue une jeune fille, presque une femme. «C'est un plaisir de jouer cette pièce», dit-elle en coulisses comme si de rien n'était. Un plaisir qu'elle partage avec Julien Dereims son véritable compagnon dans la vie (le prétendant maladroit c'est lui) et son père qui, à 78 ans, n'a rien perdu de sa superbe.

«Une journée ordinaire», Théâtre du Léman, Genève, mercredi 9 et jeudi 10 octobre, 20 h 30. Vendredi 11 et samedi 12 octobre, Théâtre de Beausobre, Morges, 20 h.

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