Actualisé 26.02.2015 à 18:59

EurogroupeLes demandes d'accès aux listes SwissLeaks affluent

Selon Paris, quasiment tous les pays de l'Eurogroupe ont demandé la liste de leurs ressortissants mentionnés dans les fichiers «Swissleaks».

Les pays concernés ont réagi seulement après la publication des «Swissleaks» par plusieurs médias internationaux.

Les pays concernés ont réagi seulement après la publication des «Swissleaks» par plusieurs médias internationaux.

AFP

Le ministre français des Finances Michel Sapin a assuré jeudi 26 février à Vienne qu'il n'y avait «pas beaucoup de ministres de l'Eurogroupe» n'ayant pas demandé à la France de fournir la liste de leurs ressortissants mentionnés dans les fichiers «Swissleaks».

«Il n'y a pas beaucoup de ministres des Finances de l'Eurogroupe qui ne m'aient pas demandé d'envoyer la liste», a déclaré Michel Sapin lors d'une conférence de presse commune avec son homologue autrichien Hans-Jörg Schelling.

L'Eurogroupe est le conseil des 19 ministres des Finances des pays appartenant à la zone euro. Il n'a néanmoins pas souhaité donné un nombre ni énumérer quels pays.

Milliards de dollars cachés

«La France dispose de cette liste depuis 2010, elle a pu à partir de cette liste et s'agissant de ses propres ressortissants mener les actions nécessaires, c'était de notre devoir et en notre pouvoir», a expliqué Michel Sapin.

Il a rappelé que la France n'avait alors «pas le droit» de la transmettre à d'autres pays, car ceux-ci devaient en faire la demande mais n'avaient «pas connaissance de la présence de ressortissants de leur propre pays sur cette liste».

Ce n'est qu'après la révélation le 9 février par plusieurs journaux internationaux d'informations montrant que la filiale suisse de la banque HSBC a aidé certains de ses clients à cacher des milliards de dollars pour échapper au fisc, que les pays concernés ont réagi.

«Je réponds évidemment 'oui'»

«A partir de là, plusieurs pays, je ne suis pas en mesure de vous dire combien de pays européens mais un nombre important de pays européens, ont fait la demande», a poursuivi Michel Sapin.

«Je réponds évidemment 'oui', ça fait partie de la responsabilité d'un pays comme le mien», a-t-il observé.

Il a insisté sur la nécessaire «rigueur juridique» apportée à la transmission de ces informations. «Dans ce domaine là, il y a des avocats extrêmement pointus qui ont une grande capacité éventuellement à mettre en cause les procédures pour éviter des sanctions qui parfois pourraient être méritées», a-t-il expliqué.

Le Portugal, l'Autriche et la Slovaquie ont notamment fait cette demande.

(AFP)

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