présidentielle: Les démocrates de Suisse font leur Super Tuesday

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présidentielleLes démocrates de Suisse font leur Super Tuesday

Les Américains ont été nombreux à voter à Genève, lors de cette soirée-clé pour les élections primaires. L'occasion aussi de faire le point sur les promesses des candidats à la présidence.

par
Sarah Zeines

«Nous sommes environ 300 électeurs ce soir.» Comme l'indique Peter Butterfield, vice-président des Democrats Abroad Switzerland (DA), il y a foule ce mardi soir à l'Hôtel Warwick, à Genève. A l'instar de tous les membres du parti domiciliés à l'étranger, les démocrates domiciliés en Suisse votent le soir du Super Tuesday. «Les républicains n'ont pas de structure officielle à l'extérieur du pays, indique Peter Butterfield. Il n'y a que les démocrates qui ont une organisation suffisante pour cela. Il s'agit de notre troisième édition du Super Tuesday en Suisse. Nous gagnons d'ailleurs une trentaine de nouveaux membres par semaine en ce moment.»

La jeunesse s'implique

Postées au stand d'information, Lisa et Georgia, toutes deux âgées de 16 ans et scolarisées dans une école internationale, ne manquent pas de motivation. Elles ont beau être trop jeunes pour voter, elles n'ont pas hésité une seconde à se proposer comme bénévoles. «Comme ça, je peux participer à ma manière, confie Georgia. Notre pays a besoin d'un président qui saura prendre en main les questions environnementales. Certains républicains ne reconnaissent même pas l'existence changement climatique.» Un avis partagé par Lisa. «Les candidats démocrates sont les plus à même d'aider la jeunesse», assure la jeune femme.

Andrus, électeur de 18 ans, s'est chargé du recrutement des quelque 40 bénévoles présents pour l'événement genevois. Actuellement en pleine planification de son cursus universitaire aux Etats-Unis, il votera pour Bernie Sanders ou Hillary Clinton dans l'espoir de faciliter le financement de sa formation. «C'est désespérant de découvrir les tarifs faramineux des frais scolaires partout dans le pays, s'indigne-t-il. Je veux un président qui sera à l'écoute des étudiants. Et qui ne prendra pas des décisions qui nous endetteront avant d'avoir entamé une carrière.»

Politique étrangère

Pour sa part, Michael Parmly, ancien chef des intérêts américains à Cuba, s'émeut lors d'un discours vibrant. Sa préoccupation principale? «Nous avons besoin d'un président qui saura réguler les relations avec les pays délicats, comme le Cuba, l'Iran ou encore la Russie, tonne-t-il devant un public conquis. Nous ne faisons pas la paix en discutant avec nos amis, mais en s'entretenant avec nos ennemis.»

La discrétion prime

Très discrets sur leurs préférences personnelles, les électeurs présents veulent surtout éviter un président républicain. «Le Super Tuesday est un moment déterminant pour les primaires américaines, souligne Anne-Shelton Aaron, présidente des DA. Nous sommes donc ravis d'avoir eu l'occasion d'organiser un tel événement, malgré notre distance avec le pays.» En attendant la désignation finale des candidats, en juin, les Américains de Suisse peuvent aussi continuer à voter en ligne.

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