Publié

Royaume-UniLes députés n'ont plus le droit d'employer un proche

Londres souhaite «encourager les bonnes pratiques» en matière de recrutement par les députés. Cette idée fait aussi son chemin en France suite aux déboires judiciaires de François Fillon.

Actuellement, 151 députés sur 650 emploient un membre de leur famille.

Actuellement, 151 députés sur 650 emploient un membre de leur famille.

Archives, AFP

L'autorité de régulation parlementaire britannique (Ipsa) a décidé de bannir à l'avenir l'emploi par les élus à la chambre des Communes de membres de leur famille ou de relations d'affaires proches. La mesure entrera en vigueur à partir des prochaines élections législatives prévues en 2020.

«Nous pensons que l'emploi de 'proches' ne répond pas aux pratiques d'emploi modernes qui réclament un recrutement juste et ouvert pour encourager la diversité», a déclaré jeudi la présidente de l'Ipsa, Ruth Evans.

Cette décision intervient alors que l'idée est évoquée en France, dans le contexte des soupçons pesant sur le candidat à la présidentielle François Fillon d'emplois fictifs de son épouse et de ses enfants.

Les députés qui emploient actuellement déjà un proche pourront continuer d'ici aux prochaines élections législatives, a précisé l'Ipsa. Cette commission indépendante est née après le scandale des notes de frais qui avait ébranlé le pays en 2009.

«Encourager les bonnes pratiques»

Actuellement, 151 députés sur 650 emploient un membre de leur famille, dont 84 élus conservateurs, 50 élus travaillistes et 10 élus du parti indépendantiste écossais SNP, selon l'Ipsa. Depuis 2010, un seul emploi de ce type était autorisé par député et soumis à l'examen attentif de l'Ipsa pour éviter «toute accusation d'emploi fictif».

Alors qu'une majorité de députés se sont prononcés contre l'interdiction d'employer un proche, l'Ipsa a expliqué «entendre le(ur) besoin d'employer des personnes en qui ils ont confiance, mais ne pas considérer que ces personnes doivent être nécessairement des proches».

L'Ipsa a ajouté que sa décision n'était pas liée à la découverte d'abus, alors que les médias britanniques ont largement couvert les ennuis judiciaires de M. Fillon. «Mais nous sommes déterminés à réduire la pratique à l'avenir, pour encourager les bonnes pratiques en matière de recrutement par les députés, et pour garantir au public un usage approprié de l'argent des contribuables», a ajouté l'Ipsa dans son rapport.

(ats)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!