Actualisé 08.01.2019 à 10:46

Dégats«Les deux saules abattus, on va les remplacer»

Le responsable biennois des espaces verts se dit «chagriné» par le choix des castors. Tous les autres troncs sont désormais protégés par un treillis

par
Vincent Donzé
Aux Prés-de-la-Rive, une famille visite un saule tombé dans le lac de Bienne.

Aux Prés-de-la-Rive, une famille visite un saule tombé dans le lac de Bienne.

DR

Deux saules abattus, ça ne se remarquerait guère en zone forestière. Mais dans le parc public le plus couru de Bienne, au bord du lac, le grignotage des castors ne passe pas inaperçu.

Deux arbres de moins, une paille? Que nenni: «Ce n'est pas dramatique, mais ça me chagrine: leur valeur paysagère n'était pas négligeable et dans cette zone de détente, leur ombre était appréciée en été», souffle Markus Brentano, responsable espaces verts.

Trop tard

Un tronc grignoté en automne, un autre en hiver: «Quand nous l'avons remarqué, c'était trop tard: mieux vaut laisser le castor terminer son travail», indique Markus Brentano, sachant que la sève circule sous l'écorce.

Le plus cocasse, c'est que le tronc abattu dans groupe de trois tiges s'est révélé pourri à l'intérieur. Dès lors, le dommage est moindre.

Remplacer

«On va les remplacer par deux arbres de même grandeur! Le saule, c'est l'essence idéale au bord du rivage», annonce Markus Brentano. Idéale aussi pour les castors, avec son bois tendre.

Pour limiter les dégâts, tous les autres troncs sont désormais protégés par un treillis de 210 centimètres, alors qu'aucun grillage ne s'imposait aux Prés-de-Rive (Strandboden) il y a encore un an.

Pas vu

Le castor, lui, rit sous cape. «Mes jardiniers ne l'ont pas vu», rapporte Markus Brentano.

Un matin à 6 heures, le responsable des espaces verts la entendu le bûcheron à quatre pattes grignoter l'écorce dans l'eau, mais dans la nuit, impossible de distinguer l'animal.

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