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GUERRE CIVILELes djihadistes de l'EIIL avancent à l'Est de la Syrie

Alors que les djihadistes de l'EIIL gagnent du terrain à l'Est, un attentat a fait au moins 35 morts au centre du pays.

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Pas moins de trois millions de Syriens ont fui leur pays en raison de la guerre civile. (28 octobre 2014)

Pas moins de trois millions de Syriens ont fui leur pays en raison de la guerre civile. (28 octobre 2014)

Keystone
Deux attentats, dont un à la voiture piégée, menés par des terroristes près d'une école et d'un hôpital du quartier Akrama à Homs, ont fait au moins 40 morts et des dizaines de blessés. (1er octobre 2014).

Deux attentats, dont un à la voiture piégée, menés par des terroristes près d'une école et d'un hôpital du quartier Akrama à Homs, ont fait au moins 40 morts et des dizaines de blessés. (1er octobre 2014).

AFP
Deux attentats, dont un à la voiture piégée, menés par des terroristes près d'une école et d'un hôpital du quartier Akrama à Homs, ont fait au moins 40 morts et des dizaines de blessés. (1er octobre 2014).

Deux attentats, dont un à la voiture piégée, menés par des terroristes près d'une école et d'un hôpital du quartier Akrama à Homs, ont fait au moins 40 morts et des dizaines de blessés. (1er octobre 2014).

AFP

Au moins 35 personnes ont été tuées vendredi dans un attentat dans la province centrale de Hama, en Syrie, alors que les djihadiste de l'EIIL ont gagné du terrain à l'Est et que la situation humanitaire «a encore empiré» selon l'ONU.

L'attaque qui a frappé le village d'Al-Horra, contrôlé par les troupes du régime, a également fait plus de 50 blessés, a indiqué l'agence officielle Sana, en l'imputant aux rebelles qui cherchent à renverser le régime du président Bachar al-Assad.

«Des terroristes ont fait exploser un camion rempli de près de trois tonnes d'explosifs» a indiqué Sana, citant une source policière.

Une attaque revendiquée sur Twitter

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme a fait état de son côté de 38 morts dont des civils et des membres des forces de sécurité, et de plus de 40 blessés. Le Front islamique, une coalition de rebelles islamistes qui luttent pour renverser le régime, a revendiqué l'attaque sur son compte Twitter, en précisant que les explosifs placés dans le véhicule avaient été actionnés à distance et visaient des «rassemblements de miliciens d'Assad».

Soldats et rebelles partagent le contrôle de la province de Hama, tandis que la ville du même nom est aux mains du régime. A l'est, l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) a gagné du terrain, prenant à des groupes rebelles la ville de Mouhassen et deux autres villages de la province pétrolière de Deir Ezzor, dont il contrôle de larges secteurs, selon l'OSDH.

L'EIIL accusé d'atrocités

Ces djihadiste ambitionnent de créer un Etat islamique dans une zone située à cheval sur la frontière avec l'Irak, où ils mènent une vaste offensive depuis plus de 10 jours. Au départ accueilli à bras ouverts par les rebelles luttant contre le régime syrien, l'EIIL a été par la suite accusé de volonté hégémonique sur le terrain et d'atrocités à l'égard des civils et des insurgés.

Alors qu'il avait participé en 2013 à quelques opérations de la rébellion, le combat de l'EIIL se concentre depuis janvier contre les insurgés, qui l'accusent de servir ainsi les intérêts du régime de Bachar al-Assad. La guerre entre les deux bords a fait plus de 6000 morts depuis le début de l'année, selon l'OSDH.

10,8 millions de Syriens pris au piège

Dans un rapport transmis vendredi au Conseil de sécurité, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a estimé que le nombre de Syriens que les organisations humanitaires ont du mal à atteindre est passé de 3,5 à 4,7 millions. «La situation humanitaire a encore empiré», souligne le rapport.

Il chiffre désormais à 10,8 millions au total le nombre de Syriens ayant besoin de secours, dont 6,4 millions de personnes déplacées, soit une augmentation de 17% (ou 1,5 million) par rapport aux précédentes estimations. Dans un discours où il a détaillé un plan en six points pour régler le conflit, Ban Ki-moon s'est prononcé vendredi pour «un accès humanitaire libre et immédiat, à travers les lignes de front et les frontières» extérieures de la Syrie.

Le casse-tête des convois humanitaires

Des discussions se sont engagées depuis plusieurs semaines au Conseil sur un projet de résolution qui feraient passer les convois par les frontières de la Turquie, de la Jordanie et de l'Irak avec la Syrie.

La Syrie a averti le Conseil de sécurité qu'elle considérera comme une agression toute tentative de faire passer des convois humanitaires par ses frontières extérieures sans son accord.

Ban Ki-moon a par ailleurs demandé au Conseil de sécurité d'imposer un embargo sur les armes à destination de la Syrie, jugeant «irresponsable que des puissances et des groupes étrangers continuent de soutenir militairement» les belligérants.

(AFP)

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