Dopage: Les «drogues récréatives» ne comportent plus le même risque
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DopageLes «drogues récréatives» ne comportent plus le même risque

Plusieurs drogues ont vu leurs sanctions allégées par l’agence mondiale antidopage (AMA) pour cette année 2021.

L’entrée du siège de l’agence mondiale antidopage à Montréal.

L’entrée du siège de l’agence mondiale antidopage à Montréal.

AFP

Trois mois à la place de deux à quatre ans. C’est la suspension qui sera attribuée à un sportif contrôlé positif à des drogues dites «récréatives». En effet, l’agence mondiale antidopage a modifié son code antidopage et cette nouvelle version s’applique depuis le début de cette année 2021. Le précédent datait de 2019.

Depuis vendredi, l’usage de drogues «récréatives» ne comporte plus le même risque pour les athlètes. Ainsi, une catégorie de «substances d’abus» a été créée, avec «la cocaïne, la diamorphine (héroïne), la méthylènedioxyméthamphétamine (MDMA/ecstasy) et le THC», la substance psychoactive présente dans le cannabis. D’autres substances sont actuellement à l’étude pour intégrer cette nouvelle catégorie.

La sanction en cas de contrôle positif est abaissée à trois mois de suspension, si l’athlète peut prouver que sa consommation n’était pas dans un but d’amélioration des performances et si l’utilisation a eu lieu hors compétition. Elle peut même être réduite à un mois, si le sportif participe à un programme de réhabilitation.

Avant cela, les athlètes pincés risquaient une suspension des compétitions pouvant durer jusqu’à quatre ans, ainsi que l’annulation des résultats obtenus sous l’emprise du produit. Les cas de trafic pouvaient mener à une suspension à vie.

L’agence basée à Montréal a expliqué son choix par le fait d’avoir «reçu un nombre considérable de commentaires» rapportant que l’usage de substances prohibées «n’était souvent pas lié à la performance sportive», dans un communiqué publié au mois d’octobre.

Une décision qui intervenue plus tôt aurait changé la carrière de plusieurs sportifs. On pense notamment au défunt Diego Maradona, qui avait écopé d’une suspension de 15 mois après un teste positif à la cocaïne. La vie de Martina Hingis aurait aussi été bien différente avec cette nouvelle législation.

(Sport-Center)

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