14.07.2017 à 20:08

MusiqueLes droits d'Universal sur l'œuvre de Prince annulés

La justice a déclaré nul le contrat par lequel le label Universal avait acquis pour 31 millions les œuvres non publiées de Prince.

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Les héritiers de Prince ont donné leur accord à la sortie, en juin, d'un nouvel album du défunt chanteur américain. Il comprendra 14 titres inédits, essentiellement des démos enregistrées pour d'autres artistes et dont plusieurs sont ensuite devenues des tubes. (Jeudi 25 avril 2019)

Les héritiers de Prince ont donné leur accord à la sortie, en juin, d'un nouvel album du défunt chanteur américain. Il comprendra 14 titres inédits, essentiellement des démos enregistrées pour d'autres artistes et dont plusieurs sont ensuite devenues des tubes. (Jeudi 25 avril 2019)

AFP
La justice américaine a indiqué qu'elle n'engagerait pas de poursuites pénales au terme de l'enquête sur les circonstances de la mort de Prince. (Jeudi 19 avril 2018)

La justice américaine a indiqué qu'elle n'engagerait pas de poursuites pénales au terme de l'enquête sur les circonstances de la mort de Prince. (Jeudi 19 avril 2018)

Keystone
Une rétrospective de la vie du chanteur Prince est proposée, à Londres. (Jeudi 26 octobre 2017)

Une rétrospective de la vie du chanteur Prince est proposée, à Londres. (Jeudi 26 octobre 2017)

AFP

Refusant de trancher entre les parties au litige, Kevin Eide, juge dans le Minnesota, a préféré annuler purement et simplement le contrat passé avec Universal. Il a estimé que les gestionnaires du catalogue du «Kid de Minneapolis» ne pouvaient se permettre la longue et coûteuse bataille judiciaire qui se profilait.

«Cette cour estime que les administrateurs (des biens de Prince) doivent se comporter de façon précautionneuse, afin de préserver les actifs placés sous leur gestion», a déclaré le juge Eide, de Carver County, la ville où est décédé l'auteur de «Purple Rain», dans son studio d'enregistrement de Paisley Park.

Coffres-forts de titres non publiés

Prince avait des coffres-forts remplis de titres non publiés, à Paisley Park. La question du sort de ces chansons s'était rapidement posée après sa disparition. Universal avait annoncé en février avoir acquis les droits sur les œuvres non publiées par Prince depuis le milieu des années 1990, quand il avait quitté le label Warner avec pertes et fracas, ainsi que sur un certain nombres d'enregistrements réalisés par Prince lorsqu'il était au sommet de sa gloire.

Mais les administrateurs de Prince avaient reconnu que ce contrat risquait d'entrer en concurrence avec les droits encore détenus par Warner. Ils avaient accepté en mai l'éventualité d'une annulation de l'accord passé avec Universal.

«Esclave»

Prince avait toujours été très critique des relations entre les artistes et les maisons de disques, ce qui l'avait poussé notamment à s'exhiber avec le mot «esclave» sur ses joues dans les années 1990. Si Prince était revenu chez Warner en 2014, près de quinze ans après avoir quitté ce label, il avait toujours réservé la diffusion de sa musique en streaming au site Tidal du rappeur Jay-Z.

Dans son dernier album, «4:44», celui-ci a d'ailleurs vertement accusé les administrateurs des biens de Prince. Il s'est notamment étonné que ceux-ci n'aient pas «mis son cercueil aux enchères».

(ats)

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