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Rapport UniaLes écarts salariaux à peine réduits en 2014

L'an passé, les écarts entre les salaires les plus élevés et les plus bas au sein des grandes entreprises suisses se sont à peine réduits.

Les patrons des entreprises examinées ont vu leurs rémunérations majorées en moyenne de plus de 5% sur un an.

Les patrons des entreprises examinées ont vu leurs rémunérations majorées en moyenne de plus de 5% sur un an.

Keystone

Le rapport reste extrêmement élevé, de l'ordre de 1 à 128, selon Unia.

En 2013, la fourchette était de 1 à 132, indique le syndicat dans son étude annuelle publiée jeudi, qui passe sous la loupe 41 grandes entreprises pour la plupart cotées. Le fossé reste particulièrement flagrant dans l«industrie pharmaceutique, avec chez Novartis, un écart de 1 à 218 et pour Roche, de 1 à 202.

Dans le secteur bancaire, le rapport chez UBS ressort à 1:200, chez Credit Suisse à 1:168. Pour Nestlé, il s'inscrit à 1:199. De 1:85 chez le géant agrochimique Syngenta en 2013, il s'est creusé pour atteindre 1 à 144 l'an passé, sur fond de mesures d«économies et de suppressions d«emplois, souligne Unia.

Dans le commerce de détail, la divergence s'est quelque peu amenuisée pour s'inscrire à 1:18. Cette amélioration s'explique par le relèvement des bas salaires, notamment chez Coop et Migros.

Initiative insuffisante

Les patrons des entreprises examinées ont vu leurs rémunérations majorées en moyenne de plus de 5% sur un an, contre 0,8% pour leurs salariés. Les firmes en question ont versé en tout près d'un milliard de francs aux membres de leur direction et du conseil d'administration, soit 37 millions de plus qu'en 2013.

«L'initiative contre les rémunérations abusives représente un premier pas, mais demeure insuffisante», constate l'économiste d'Unia, Beat Baumann. Il faut qu'un plafond, à caractère restrictif, soit prévu ainsi que des règles claires et efficaces, selon lui.

(ats)

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