Suisse: Les effectifs de l'armée seront réduits

Publié

SuisseLes effectifs de l'armée seront réduits

Une nouvelle structure accompagnera la réforme de l'armée. Le Conseil fédéral a finalisé les derniers détails et a fixé leur entrée en vigueur au 1er janvier.

Le chef de l'armée Philippe Rebord à Payerne, lundi 27 mars 2017.

Le chef de l'armée Philippe Rebord à Payerne, lundi 27 mars 2017.

Keystone

A la tête de l'armée, on retrouve son chef Philippe Rebord. Lui seront subordonnés l'Etat-major de l'armée, le commandement des opérations, la base logistique, la base d'aide au commandement et le commandement de l'instruction. Les Forces aériennes et les Forces terrestres ne seront plus soumises directement au chef de l'armée mais au chef des opérations.

Ce poste sera repris par Aldo C. Schellenberg, actuel commandant des Forces aériennes, alors que celui des Forces terrestres Daniel Baumgartner deviendra chef de l'instruction. Le commandement des opérations dirigera par ailleurs le renseignement militaire, quatre divisions territoriales, le commandement de la police militaire, le centre des opérations à l'étranger SWISSINT et le commandement des forces spéciales. Les Forces terrestres comprendront 3 brigades blindées. Avec les divisions territoriales, elles regrouperont 46 bataillons et quatre groupes d'artillerie. La police militaire comptera 4 bataillons, les forces spéciales 3.

Une brigade et 14 bataillons seront subordonnés à la base logistique; une brigade, neuf bataillons et trois groupes à la base d'aide au commandement. Le bataillon d'intervention d'infanterie 104 et celui d'interventions en cas de catastrophe relèveront du commandement de l'instruction tout comme l'école centrale, l'académie militaire, la fanfare de l'armée ou le centre de compétence du sport.

Réforme

La réforme de l'armée mise à nouveau sur un ancrage territorial tout en améliorant la disponibilité opérationnelle. Il devrait être possible de mobiliser 35'000 soldats en dix jours. Et l'ensemble de l'armée pourrait être sur pied en 20 jours. La mobilisation par étapes, supprimée avec Armée XXI, réapparaîtra.

Les effectifs seront réduits de 200'000 à 100'000 militaires (avec un effectif réel de 140'000 pour disposer de la marge de manœuvre nécessaire). L'école de recrues continuera de durer 18 semaines. Il n'y en aura plus trois mais deux par an. Ensuite, les soldats effectueront du service pendant douze ans, au travers de six cours de répétition de trois semaines.

La police militaire pourra aider la police ou les gardes-frontières dans des missions incluant le recours à la force. En cas de cyberattaque, les organes de sécurité militaire pourront s'introduire dans les systèmes et les réseaux informatiques qui en sont à l'origine pour perturber, empêcher ou ralentir l'accès à des informations.

(ats)

Ton opinion